jeudi 26 décembre 2019

Hannoucah - Les Sagesses de l 'extériorité


Hannoucah

La Ménorah et les sagesses qui s'occupent de l'extériorité de l'existence


il y a une grande différence dans la notion qui s'appelle ''H'aguim'' selon le sens simple et selon le sens secret de la Kabbala.
Selon le sens simple, cela définit un ''temps'' spécifique que nous devons sanctifier pour remercier Dieu. Pour le Ari Zal, ces mêmes lumières qui s'épanchaient dans ces moments spécifiques, se diffusent de nouveau à ce moment et donc ce n'est pas une simple commémoration d'événements passés mais une révélation ponctuelle qui se diffuse à ce moment présent réellement.
Du fait de les mentionner dans ce monde présent, les lumières de ces événements se réveillent dans les mondes supérieurs pour s'épancher dans les mondes inférieurs.
Cette même réparation ou Tikoun qui s'est faite dans le passé revient chaque année pour compléter le travail.
Au sujet de Pessah dans le ''Mahamar Hah'okhma'', il est demandé ''pourquoi faire chaque année la recherche du H'amets? 
Le mal est comme un tronc d'arbre où chaque année il faut donner un coup pour enlever son écorce''. Et tout le temps que le penchant est dans le monde, c'est le signe qu'il y a besoin de rechercher le H'amets. Nous avons l'habitude de définir Pessah' par l'esclavage d’Égypte. Sans cette Égypte, Pessah' n'est pas concevable. Mais en vérité, il y a Pessah' sans Égypte. Cette sortie a révélé une lumière spécifique qui n'est pas liée intrinsèquement à l'esclavage. Cette esclavage n'est qu'un revêtement, une cause proche qui va permettre à cette lumière divine d'être perçue par l'esprit par le moyen des contraires et du raisonnement, une cause et un effet. De même que le froid ne se définit que par le chaud, le bien par le mal...cette perception n'est que de manière superficielle.
Mais en vérité H'ag (le temps) est une notion très profonde, c'est la rencontre, l'union du peuple d'Israël avec son créateur. C'est un niveau très haut dans le processus du Tikoun universel. Chaque H'ag est une révélation de la lumière divine dans un temps défini de la création, dans cet espace temporel qu'est le monde présent.

Quel est le mystère de H'anoucca sans passer par la compréhension des événements historiques?
Car nous savons que cela était déjà inscrit bien avant la création du temps!
La Ménorah est la représentation de la vue parfaite, de cette lumière cachée lors de la création. Les sept branches de la Ménorah représentent les sept réparations de la tête de Arikh' Anpin qui sont les sept Séphirot inférieures de Atik. C'est la réparation véritable de la ''vue'' dans ce monde. Cette vue qui nous permet de percevoir réellement les lumières divines de ce monde, dans ce monde et par ce monde. En contre-partie de ces sept Séphirot, il y a sept sagesses dans le monde. Le chiffre ''7'' désigne les ''Sagesses''.
Yavan, la Grece étant le principe fondateur de ces sagesses qui va fonder les théories issues de l'intelligence humaine.
C'est une Ménorah qu'ils ont construit pour contre-carrer la véritable Ménorah. Elle se base sur les sciences extérieures de la Nature, sur le sens simple de toutes choses et même sur le sens simple de la Torah. C'est l'impureté qu'a introduit Yavan dans la Torah en rendant impures les huiles du temple. Cette superficialité va empêcher de s'introduire dans la profondeur et l'intériorité de la Torah si ce n'est en enlevant ces couvertures qui empêchent d'y accéder.

Il y a donc deux sortes de Ménorah, deux sortes de perception du monde! En s'introduisant dans le temple, Yavan a introduit une nouvelle perception du monde, la perception par les portes sensorielles. C'est alors l'annulation du service divin et de la Torah, la véritable Ménorah n'est plus alors accessible et donc pourquoi faire le service de son allumage?
La perception du monde par le prisme de Yavan est une détérioration du monde et seule la perception intérieure de la Torah est la véritable réparation du monde. 
Yavan a fait de la Torah, une Torah d'habits avec la Matsa, le H'amets, le Shabbat la cashrout qui en deviennent non plus un support matériel à la lumière divine mais l'essence même de la Torah.
La sagesse de Yavan fait que Israël en vient à percevoir l'échelle non pas comme un moyen de s'élever mais comme le but lui-même. La Mitsva est le moyen de révéler la présence divine dans ce monde et Yavan en fait le principe même de la venue au monde de la créature. La Mitsva devient un acte épuré de son intériorité qui est en fait d'annuler sa personnalité superficielle pour s'introduire dans la volonté divine. Ce sont deux approches opposées de la vie, soit révéler le divin infini qu'il y a dans chaque chose en annulant son ego soit se servir de ce divin pour au contraire renforcer son ego.

Les huit lumières de H'anoucca font référence à la huitième Séphira qui est la troisième des trois Séphirot supérieures, la BINA, qui est au-dessus des sept Séphirot inférieures représentées par les sept Mitsvot des enfants de Noah'. C'est le niveau que Yavan ne peut atteindre et c'est la véritable source de la Torah.


Rav Mordékhaï Chriqui (5777)
Retranscription Rav Michael Smadja
Publie par la Source des sagesses
Vous pouvez partager ce texte à condition d'en respecter l'intégralité et de citer la source: http://la-source-des-sagesses.blogspot.fr/


Hannoucha - L'exil grec ou le retour du Mal au Bien


Hanoucca L'exil grec ou le retour du Mal au Bien (ontologique)


Une des bêtes que le prophète Daniel a perçu dans sa prophétie au sujet de l'exil grec est une panthère qui est l'expression même de cet exil. Dans la Torah, il est fait aussi mention de l'exil grec par le mot ''H'ochek'' '' et l'obscurité était sur toute la terre''. ''et le souffle divin planait sur les eaux'' fait référence au souffle du Messie. 
C'est un souffle qui ne vient pas de l'intellect humain mais de la ''H'okhma Sétima'', de la sagesse cachée qui n'est que bien parfait, la RADLA.
Ce souffle ne provenant que de cette ''tête'' où il n'y a ni droite ni gauche, ni haut ni bas, s'épanchant du haut vers le bas par les narines de A-K qui va faire que le Messie puisse dominer toutes les nations.
 Mais tant que ce souffle ne s'épanche pas sur le Messie, alors des anges vont dominer et épancher un minimum d'énergie qui va faire perdurer le monde et c'est par cette domination angélique que les nations vont pouvoir dominer Israël. Cette royauté du Messie va être remplacée par la royauté des anges des quatre nations qui vont être les pays où Israël sera exilé. Ces quatre nations sont représentées par quatre bêtes sauvages dans le rêve de Daniel. Chaque bête, chaque nation représentant une conduite divine dans l'exil. Chaque conduite va alors donner une domination du mal ou plus exactement une matérialisation du mal qui en vérité n'est que du bien qui est dissimulé. Et le but de cet exil est donc de réintégrer ce mal dans le bien, voir derrière ce mal, la réparation qui manque pour révéler l'unité divine dans ce monde.

Quelle est la spécificité de l'exil grec en réalité?
Quelle était la nature même de cette nation?
 Cette nation a eu une véritable domination sur le monde car elle s'est introduite dans la sagesse même d'Israël comme il est dit ''ils sont entrés dans la chambre du temple et ont rendu impures toutes les huiles''. L'huile représentant la sagesse. 
Il ne restait qu'une seule petite fiole d'huile pure que cette nation n'a pu souiller. C'est-à-dire qu'une part de Sagesse lui était alors inaccessible. 
La majorité de la sagesse d'Israël a alors été touchée et rendue impure. Seule la sagesse intérieure qui est le mystère du grand prêtre n'a pas été polluée. Le service du grand prêtre étant du niveau du H'essed, de la bonté pure qui est la conduite de ARIKH' ANPIN qui ne tend ni vers la droite ni vers la gauche.

Quelle est cette panthère que Daniel a vu dans son rêve? 
Nos sages définissent l'exil grec par l'obscurcissement des yeux d'Israël. Il y a deux sortes d'obscurité: impossibilité de percevoir la lumière et l'obscurité volontaire où l'homme s'empêche de voir.
Cette sorte d'obscurité naît de la matérialité. La matérialité obscurcissant les ''yeux'' de l'esprit, n'arrivant plus à percevoir la réalité de cette matière qui le domine, la réalité de ce monde. Les portes sensorielles faisant fonction d'écran qui obscurcissent notre esprit et nous empêchent de percevoir la lumière qui s'épanche de ce monde, ne faisant percevoir qu'une partie de la lumière qui émane d'elle. Ces portes ne nous faisant percevoir ce monde que d'une manière superficielle. C'est le mystère de la sagesse grecque qui n'est qu''une perception superficielle de la matière. C'est une sagesse de la forme et non de l'essence.

Comment ce peuple a t-il pu arriver à obscurcir les yeux d'Israël? 
Nous voyons qu'il a été permis de traduire la Torah en grec, cela veut dire que cette nation a une prise dans la compréhension de la Torah! 
Et tout ceci commence déjà à l'époque des enfants de Noah car la Grèce, ''Yavan'', a une grande racine aussi dans la Kédoucha. Avant la faute ontologique, il ne devait y avoir que le peuple d'Israël mais après la faute, il y avait besoin aussi des autres nations. Le premier homme alors a eu la possibilité d'engendrer des âmes qui sont d'un niveau beaucoup plus bas que celles d'Israël. Noah est apparu alors avec une existence de Israël et des Nations. Et par Noah, il y a déjà une réparation des Nations. Ils ont alors une part dans la Émouna, la foi et dans le monde futur puisqu'elles ont été créées pour réparer le monde de leur époque bien qu'il n'y avait pas à ce moment la notion des 70 Nations qui ne vient qu'au moment de la génération de la dispersion. 
Pour cela, toutes les Nations sont appelées au nom de ''Bné Noah'', les ''enfants de Noah'' qui ont reçu sur eux sept Mitsvot qui englobent toutes les 613 Mitsvot car elles représentent les sept Séphirot inférieures. 
Et s'il n'y avait pas eu de détériorations à l'époque de Noah, il y aurait déjà eu la réparation complète par l'accomplissement de ces sept Mitsvot comme il y aura à la fin des temps. Mais par la multiplication des fautes de cette génération, s'est interrompu l'épanchement divin du bien. Puis il y a eu les trois enfants de Noah qui sont Chem, Yafet et H'am. Chem sera la continuation de Noah, H'am fera le Tikoun par la servitude et Yaffet fera son Tikoun en s'installant dans les tentes de Chem pour étudier la Torah de la bouche de Chem.
 Un Tikoun se fera donc par le corps (H'am), l'extériorité du Tikoun, un Tikoun se fera par Yaffet d'une manière intérieure car il a une part dans l'intériorité de la réparation. Par l'étude de la Torah ou de la Sagesse, il peut réparer son chemin. Alors que H'am, sa réparation se fera en asservissant son corps au peuple d'Israël. 
Chaque Nation a son chemin dans la réparation du monde comme au moment de la venue du Messie où chacune des Nations se mettra au service d'Israël. Relier H'am (le corps) et Yaffet (l'âme cognitive) à Chem est le Tikoun de toute la création. En vérité tous les convertis qui sont entrés sous les ailes de la Chékhina viennent de Yaffet. La principale descendance de Yaffet est YAVAN, la Grèce.
La panthère est le symbole de cette Nation qui entre dans la sagesse divine mais qui ne veut pas s'annuler à elle comme ces taches qui apparaissent sur la peau de la panthère qui ne veulent pas s'annuler. Alors le Tikoun ne peut se faire car toutes les unions qui se font ne sont que pour révéler la distinction comme ces dieux de la mythologie grecque qui sont un assemblage de deux natures différentes telle que la sirène est l'association d'une femme et d'un poisson. Pour cette Nation, la sagesse n'a pas pour but de s'unifier à elle mais de devenir quelque chose de différent et de plus fort. Il en fait un fruit issu d'une greffe de deux autres fruits. 
Il transforme la sagesse de la Torah pour en faire une science profane pour son utilité. Il étude la Torah non pas pour se transformer mais pour au contraire renforcer sa conscience individuelle. Il ne va utiliser que la superficialité de la Torah à son profit. Par le fait de pouvoir faire son Tikoun par cette Torah, la Grèce a eu en même temps la possibilité de détériorer cette Torah et ceci du fait que Israël lui-même n'a pas fait le Tikoun adéquat qui lui était assigné car il leur a été autorisé de traduire la Torah. Si Israël ne s'introduit pas dans la Kédoucha, dans ces deux niveaux que sont le corps et l'esprit, ces deux niveaux de Klippot alors ont le pouvoir de détériorer la situation d'Israël et de puiser leurs forces impures de nous.

Le pouvoir de la royauté de Dieu se trouve dans la barbe de ARIKH, les treize mesures de clémence qui vont se révéler dans le monde au moyen d'Israël. Mais ce pouvoir peut se révéler aussi par le jugement et ce jugement se fait par le moyen des Nations à cause des détériorations. Alors chaque Nation saisit une partie de ce chemin de la réparation par le jugement même si elle n'est pas consciente de son Tikoun. 
Yavan, la Grèce a réussi à séparer le Tétragramme de la Adnout. La superficialité de l'intériorité, c'est le principe des six Séphirot inférieurs qui dominent dans ce monde qui correspondent aux six premiers jours de la création séparés du septième jour qui est le Shabbat. C'est la force du nom divin Élokim, des forces de la nature, qui se sépare du Tétragramme. Les lois de la nature devenant dieu.
En vérité Yavan ne peut entrer dans l'intériorité de la Torah si ce n'est par Israël qui lui ouvre la porte comme il est dit à propos de la destruction du temple ''vous avez brûlé un temple déjà brûlé''.
 Yavan ne peut en vérité détériorer que ce qui est déjà détérioré par les actes d'Israël et c'est cela le mystère de l'exil. 
En comprenant ce principe, nous pourrons comprendre aussi le mystère de l'exil de Yavan. Israël, son travail est d’assujettir Yavan à sa domination et pour cela, il faut le laisser entrer dans la Kédoucha. Mais par le fait que Israël ne fait pas son Tikoun de manière adéquat, Yavan peut alors transformer cette Torah et en faire une nouvelle Torah. (au lieu que le corps soit sous la domination de l'esprit divin, c'est le contraire qui se passe, la Torah devient alors une science humaine issue des sens et commandée par les envies et les désirs du corps)

C'est tout le principe des nouveaux messies, donner une force au mal. Il y a en vérité du bien dans la force du mal dit le Ramh'al dans son livre ''Daat Tévounot''. Le Tikoun final ne se fera qu'au summum de la force du mal. Alors à ce moment, le Mal pourra se soumettre à la force du Bien.
 Le Tikoun ne peut pas se faire rien qu'en empêchant le mal d'agir car bien qu'il ne se réveille pas, il est toujours présent et donc la royauté divine ne peut apparaître. Le juste ne fait que le bien car il écarte le mal mais il reste toujours dans la dualité du bien et du mal où n'apparaît pas l'unité divine car le Mal existe toujours et apparaît comme une autorité indépendante et contraire au bien ontologique. La Torah qui a été donnée au peuple d'Israël au mont Sinaï n'a pas eu la force d'assujettir les nations à elle. Les Nations existent encore, le mal existe encore, la mort est toujours dans le monde. 
Il faut encore la révélation du Messie fils de David qui a la force d'inverser tout, le mal revenant au bien. Tout le temps qu'il n'y a qu'une soumission du mal au bien, celui-ci pourra à tout moment se réveiller et dominer de nouveau le bien. C'est la lutte au niveau de la dualité de l'existence. Soumettre le mal au bien est le niveau des deuxième tables de la Torah où les premières tables ont été brisées (inaccessibilité à l'unité divine, à la 50ème porte de la sagesse). Cela n'est pas la situation parfaite car les Nations peuvent s'introduire dans Israël pour les dominer. 
Le véritable Tikoun est le retour du Mal au bien et non sa soumission au bien. Ce Tikoun se fera par un épanchement de l'énergie divine de manière directe, d'un niveau où la droite et la gauche sont confondues où la perception ne se fait plus par des raisonnement humains, une chose saisie par son contraire, une Torah de déduction, le bien et le mal n'étant qu'une seule source de bienfaits infinis. C'est la conduite unique de la perfection, la conduite de l'arbre de vie éternelle, de la Sagesse Cachée de la RADLA. Le mystère de la Torah de Moshé est le nœud des Téphilin que Dieu lui laisse percevoir de lui, épanchement de la bénédiction divine par le chemin de la dualité de la droite et de la gauche représentée par le dédoublement des lanières. C'est la conduite de la récompense et de la punition, du bien et du mal.

 Mais il y a une autre conduite, une autre manière de l'épanchement divin qui est le chemin qu'a pris Rabbi Akiba qui est ''ainsi monté dans la pensée divine'' où le bien et le mal travaillent de la même manière et où le Mal travaille pour le bien parfait. C'est la 50ème porte, c'est AMAN et sa potence qui était d'une hauteur de 50 coudées où le bien et le mal se confondent.
C'est le niveau de la faute faite pour les besoins de la révélation divine.
C'est pour cela qu'est venue cette notion d'exil, pour introduire le mal représenté par la nation dominante dans le Tikoun. Tant qu'il y aura un événement, un être qui ne révélera pas l'unité divine dans le monde, cela ne sera pas encore la réparation parfaite.
 Le Tikoun parfait est lorsque tous les événements, tous les êtres seront sous la domination de l'unité divine. Ceci ne peut se faire que de deux manières, soit par la Torah, la voie de la dualité des 49 manières de rendre pur et des 49 manières de rendre impur soit par la délivrance finale, par la voie de l'unité, la 50ème porte. 

Lorsque Israël a donné la possibilité à Yavan de rentrer dans le temple et de soi-disant rendre impures les huiles, ce n'est que dans une perception superficielle, que l'exil s'est installée pour dominer mais dans une perception beaucoup plus profonde et intérieure, c'est la réparation du mal qui sévit dans le monde qui est en train de se faire par cet exil. C'est au moment où l'obscurité est à son paroxysme, que la lumière de la flamme divine apparaît le mieux, c'est au moment où il n'y a plus de passage dans les rues, où le penchant n'existe plus que la lumière de l'épanchement divin alors se révèle. Nous réveillons par l'allumage des lumières de Hanoucca les forces du mal pour les transformer en bien et ceci ne peut se faire que par la Émouna, la foi d'Israël, par la foi qu'il n'y a rien d'autre que Dieu et que même dans la profondeur de l'exil, il n'y a que lui qui domine. C'est cela le mystère de l'exil, la possibilité à la lumière de se révéler dans l'obscurité. Dieu veut que le Mal aussi le serve. En nous asservissant, les Nations se mettent sous notre tutelle afin de se purifier, c'est cela le chemin de la voie de l'unité.

Rav Mordékhaï Chriqui (5777)
Retranscription Rav Michael Smadja
Publie par la Source des sagesses
Vous pouvez partager ce texte à condition d'en respecter l'intégralité et de citer la source: http://la-source-des-sagesses.blogspot.fr/

lundi 23 décembre 2019

Les Portes De la Sagesse 8/138



Les 138 Portes de la Sagesse - Porte 8

Chapitre 2 - Portes 8   " Les Séphirot et les Lettres "


Nous avons expliqué que la vision, l'image qui se révèle à partir de la Séphira n'est pas liée à la séphira car elle est relative au visionnaire et non pas inhérente à la Séphira elle-même. L'image qui se révèle ne provient pas réellement de l'essence de la Séphira mais de ce qui se révèle à partir d'elle.
En vérité sa vision est plus une compréhension qu'une véritable vision. Les Séphirot ne sont en vérité que des forces qui émanent de D-ieu et qui sont ordonnées selon un système bien précis parfois de l'ordre de la gradation s'enchaînant l'une de l'autre ou parfois de l'ordre de l'habit, une s'habillant dans l'autre, l'une intégrant l'autre.
D'après le Ramh'al, les Séphirot engendrent ou la création (des entités différentes l'une de l'autre), qui se fait par la gradation ou l'histoire, la Merkava qui est la dynamique dans l'histoire et qui provoque des changements. La pluie est toujours présente mais des fois, elle tombe, des fois, elle ne tombe pas. Tout est inclus dans la Merkava, c'est cela l'habit des Séphirot qui provoque les événements.
C'est l'interaction des Séphirot qui est la conséquence de l'ordre de l'habit. Mais il y a aussi l'habit dans la création car il faut qu'il y ait une diversité dans les créatures dans leur aspect, dans leur genre.
Ce sont des situations tantôt des cercles, des Igoulim tantôt des rayons, des Kav. Dans les Igoulim, on voit tous les mondes ensembles et si on voit dans la prophétie des droites, c'est le Kav. Mais si nous voyons les deux en même temps, on verra en même temps et au milieu et en bas, la Assya.
C'est l'enseignement du Talmud qui dit que ceux qui se tenaient en bas voyaient la tombe de Moshé en haut et ceux qui se tenaient en haut la voyaient en bas. Tous les accidents, tous les événements se trouvent dans la vision. Dans les Séphirot, tout est compris et tout peut se transformer en tout puisqu'elles contiennent tout événement. Il faut savoir que chaque image révèle une émanation et même si elles semblent contradictoires elles viennent d'une même racine.
Quel est ce capteur que nous avons en nous, cette inter-face?
C'est lui qui révèle l'image, c'est là-bas où l'image se réalise. Il y a un miroir qui est universel c'est la Malkhout et il y a une Malkhout particulière à chaque être qui est sa part dans le Tikoun. Le Marhé, le miroir est la vision que peut recevoir la Néchama. D-ieu a institué une loi, la loi de la Malkhout.
Toutes les Séphirot ont besoin de la Malkhout pour se révéler. Les prophètes comprennent tout par la vision. Ce miroir est complètement assombrie pour cela, on ne perçoit pas ces lumières venues des Séphirot. L'âme elle-même perçoit tout, nous parlons au niveau de l'intellect. Les transformations sont au niveau du miroir. Mais en tant que telles, les Séphirot contiennent tout. Et tout cela, afin que les âmes puissent recevoir. Le miroir permet la perception.
Pour cela le Ramh'al explique que c'est plus une vitre qu'un miroir. Le problème vient de notre intellect qui sépare pour percevoir. La Néchama capte tout selon la réalité des Séphirot. Toute la définition des Séphirot est dans la Malkhout du Eïn Sof. C'est cela qui se réveille. Cette Malkhout va revenir dans tous les mondes, dans chaque étape.

Rav Mordékhaï Chriqui 
Retranscription Rav Michael Smadja

Publie par la Source des sagesses
Vous pouvez partager ce texte à condition d'en respecter l'intégralité et de citer la source: http://la-source-des-sagesses.blogspot.fr/

Vous appréciez ce site et voulez soutenir mon travail ?
Vous pouvez contribuer à la continuité de ce site en faisant un Don libre par PayPal, ....
Avec toute ma gratitude

Hanouccah - Kavanot pendant l 'allumage pour les Initiés

Kitsour Kavanot Ramh'al sur H'anouccaExtrait du Otsh'ot du Ramh'al sur H'anoucca




Et c'est l'intention qu'il faut travailler au moment de l'allumage de la lumière de H'anoucca.

Léa qui est appelée ''Ner'' ''la bougie'' qui doit illuminer le ''Ner'' de Rah'el en descendant dans les trois enveloppes que sont les trois mondes ''Bérya-Yétsira-Assya''.
La Ménorah avait sept branches qui sont le mystère des sept principes inférieurs de Atik (qui s'habillent dans la tête de Arikh' et qui vont s'épancher dans la création par leurs ramifications que sont les Partsoufim de Atsilout).


Lorsque nous allumons la lumière de H'anoucca, qui est la symbolique de la Ménorah, alors nous entraînons que Léa illumine Rah'el
(deux niveaux de la présence divine, un niveau de Ima et un au niveau de Z-A qui est la Noukva) en descendant dans B-Y-A.
Cela va entraîner un réveil des sept principes inférieurs de Atik qui vont pouvoir sortir de l'exil afin de faire revenir alors tout le mal au bien.
Et c'est l'intention du verset ''et nous irons à la lumière de Dieu''. Lorsque les lumières iront dans B-Y-A pour les besoins de l'union et afin de s'épancher sur nous alors nous dirigerons notre pensée afin de réparer le niveau de Léa pour que Rah'el soit aussi réparée et c'est cela l'intention de l'allumage des lumières de H'anoucca.
Par l'allumage de la H'anoukia qui est la représentation de la Ménorah qui est composée de sept branches, nous réveillons les sept principes de Attik pour les extirper en même temps que nous de l'exil afin de ramener tout le mal au bien par le mystère de l'union suprême.


Dans le Zohar et dans le Ari Zal, il y a deux enseignements différents, il y a un enseignement qui dit que H'anoucca est dans le mystère du Netsah' et une autre qui dit que Hanoucca est dans le mystère de la Séphira de Hod car le simple Cohen est du niveau de Hod. (le Cohen Gadol étant du niveau de Abba)
« Voici que H'anoucca est dans le mystère du Netsah' et c'est cette Séphira qui domine à ce moment et qui est une ramification de la H'okhma, (c'est le même Kav [H'okhma-H'essed'-Netsah'] pour cela, le miracle est venu par l'huile d'olive (la H'okhma étant symbolisée par l'huile).

» L'huile fait allusion à l'épanchement et ainsi en est-il de la sagesse, comprendre quelque chose d'une perception ou d'une pensée par un enchaînement.
Peut-on parler de Pessah' sans la Matsa?

De même que H'anoucca sans l'huile?
En vérité, il y a H'anoucca sans l'huile de même qu'il y a Pessah' sans la Matsa. L'huile et la Matsa ne sont que des expressions de ce qui se passe à ce moment précis de la fête.
Les grecs ont souillé toutes les huiles c'est-à-dire toutes les sciences et ont imposé la science du Logos. Seuls les hommes saints, les Cohanim, une minorité ont pu résister à cette perception de la sagesse.
Dans le sens simple, il y a une cause qui est l'huile qui a entraîné le miracle de H'anoucca mais en Métaphysique c'est le contraire, dans la Kabbala il faut véritablement trouver la raison et sa conséquence.
La source est la H'okhma et l'huile n'est que le révélateur que le défaut venait de la H'okhma.
« et sa réparation se fait par la Séphira de Hod.» il y a donc une différence entre la domination par Netsah' et la réparation par Hod.

Le Ramh'al veut nous enseigner que les deux Séphirot ont une raison d'être. Au niveau de la temporalité, chaque événement est lié à une Séphira donc la Séphira qui domine dans la temporalité au moment de H'anoucca est Netsah' mais la réparation se peut se faire que par les Cohanim et donc cela passe obligatoirement par le Hod. c'est la voie du Ramh'al de relier la conduite et l'enchaînement (la volonté dans l'histoire)
« à cette époque, les grecs ont décrété l'interdiction de pratiquer la circoncision et par cela, ils voulaient empêcher l'épanchement des bontés, des cinq H'assadim qui sortent du Yessod (endroit de la circoncision) par la force du prépuce qui bloque cet épanchement vers les êtres inférieurs.

Et alors l'autre côté a pu prendre du pouvoir car sa force ne vient que par cet obstruction qui va alors puiser son énergie des Séphirot. Et toute son emprise n'est qu'au niveau de la Séphira de Hod. Pour cette raison, les grecs ont voulu détériorer cette Séphira de Hod. Lorsque les H'ashmonaïm se sont renforcés, alors s'est annulée l'accusation et a été réparée la détérioration.
Et c'est par Matatiahou et ses fils qui étaient en tout cinq dans le mystère des cinq H'assadim qui sortent du Yessod que c'est réalisée la réparation de Hod. Car lorsque les H'ashmonaïm se sont renforcés, l'autre coté s'est affaiblie et ne pouvait plus puiser son énergie de Hod, pour cette raison nous prions ''al haNissim'' dans ''Modim'' qui représente la Séphira de Hod.

On allume le Ner de H'anoucca en souvenir du miracle de la Ménorah. Le Ner de H'anoucca est dans le mystère de la Malkhout (la royauté).

Il faut la poser au dessus d'une mesure de trois poings (Téphah'im) (30cm) car la Noukva se tient au niveau de NéHY (les trois Séphirot inférieures) de
Z-A. Chacun de ces trois principes représentant un Téphah' (10cm) qui est la même valeur numérique que les noms Avaya de 45 et de 52 qui font 97 comme טפח (Téphah').

Ces deux noms étant à l'origine de toutes les Séphirot et de tous les Partsoufim.
En allumant le Ner H'anoucca, on fait venir la lumière des Moh'in sur nous. Le Ner est l'association de trois unions (Zivougiuim):
1/ Avaya- Ékéyé
2/ Avaya-Élokim
3/ Avaya-Adnout qui a comme valeur numérique 250. ce sont ces Moh'im qui manquaient à cette époque et que l'on doit faire descendre chaque année au moment de l'allumage de H'anoucca.

Le temps de l'allumage est jusqu'à ce que se termine le passage (Réguel) dans le marché (Shouk). Le mot ''Réguel) a la même valeur numérique 233 que le nom Avaya de 72 et Ékéyéké de 161. on est au niveau du Kéter.

Le nom de 72 est H'okhma et Ékéyéké est Bina.
''Shouk'' c'est la Noukva et ''Réguel'' représente les Moh'in.
Puisque toute l'intention de l'allumage est d'amener la lumière à la Noukva, pour cette raison, le temps d'allumage s'étend jusqu'à ce que cette lumière perdure là-bas mais après ce temps, ce n'est plus considéré comme une réparation en son temps.
Tout le temps qu'il y a des Moh'in, c'est le temps de l'allumage car ce n'est que lorsque l'on dort, qu'il y a une séparation des Moh'in de H'okhma et de Bina.
Tant que les gens sont réveillés, c'est le temps de l'allumage car il y a à ce moment des Moh'in qui peuvent alors s'épancher dans Noukva. Le temps est donc à partir de la sortie des étoiles et doit durer 30 mn. C'est le temps idéal où les Moh'in sont au ''Maximum'' et peuvent s'épancher dans la Noukva.

Avant l'allumage, il faut réciter la bénédiction '' ברוך אתה יהוה'' avec la voyelle ''seigol'' sur le י et le ו et la voyelle ''koubouts'' sur les deux ה. Le Seigol est en général le H'essed et le Koubouts est le Hod. ''Élokénou melekh' Haolam léadlik'' sont les noms Avaya de 72-63-45. ''Ner'' ce sont les trois associations

1/ Avaya- Ékéyé
2/ Avaya-Élokim
3/ Avaya-Adnout. ''H'anoucca'' qui est formé du nom Avaya de 63 et des lettres simples du tétragramme qui sont de 26.
les initiales des mots '' Léadlik Ner H'anoucca'' font les trois lettres ''נחל'' qui est le nom de l'épanchement de la lumière supérieure de la H'okhma vers Z-A afin que celui-ci puisse s'unir avec Noukva.
Chaque jour de H'anoucca va représenter une Séphira différente.

Le premier jour c'est H'essed donc le Seigol sous le י et sous le ו,
le deuxième jour c'est la Guévoura donc le Chéva sous le י et le ו
le troisième jour c'es Tiphéret donc c'est le H'olam,
le qutrième jour c'est le Netsah' donc le H'irik,
le cinquième jour c'est Hod, donc le Koubouts,
le sixième jour c'est le Yessod donc le Chourouk,
le septième jour la Malkhout et donc les quatre lettres sont Chourouk et
le huitième jour qui représente Daat supérieur c'est ''YéHaVoHou''.
.
Lorsque nous allons verser l'huile dans la H'anoukia, il faut avoir en pensée les lettres בי..ט avec les voyelles Kamats- Kamats sous les deux lettres בי et un Chéva sous le ט. Ces trois lettres dans l'alphabet à l'envers fait le mot ''שמן'' l'huile. Il faut avoir en pensée l'idée de puiser l'huile des NéHY de Adam Kadmon qui va s'épancher dans Arikh' , Abba, Ima, Z-A et Noukva.

Le NéHY de A-K est la source de la Atsilout.
Le Yessod de A-K est lié au masculin de Atik et donc tout le NéHY est le masculin de Atik.
La Malkhout de A-K va être toute la base de la Noukva.
Les NéHY de A-K vont donner les tuyaux de l'épanchement de l'huile c'est-à-dire de la lumière supérieure. Ce n'est que dans cette fête qu'il y a un épanchement de tellement haut, de l'infini car A-K est une conduite de l'éternité.
La Ménorah est du niveau de l'intemporalité mais qui s'habille dans le temps. Il y a un fluide qui va s'épancher de A-K sur tous les Parsoufim de la Atsilout en même temps sans passer par l'enchaînement. Il y a alors un flux qui unit toute la mesure de sa stature. Cette dimension ne peut jamais être souillée car elle vient de Atik car le NéHY de A-K est déjà dans Atik. La brisure du Kéli se propage dans A-K au niveau du bas et donc la perfection de A-K est jusqu'au nombril. Ce sont vraiment les lumières de A-K. En bas c'est déjà Atsilout comme si Atsilout est plaquée au niveau de NéHY de A-K car Atik, Arikh' et Atsilout sont la stature de NéHY de A-K. Tout ce qui est au-dessus du NéHY de A-K, est du niveau de l'éternité.
En vérité, toute la Atsilout (la temporalité) est dirigée par l'éternité (A-K), ce n'est pas l'huile qui allume mais la volonté divine. Dans la temporalité, c'est l'huile qui permet de créer la flamme mais dans l'éternité c'est A-K.



Rav Mordékhaï Chriqui 5777
Retranscription Rav Michael Smadja

Publie par la Source des sagesses
Vous pouvez partager ce texte à condition d'en respecter l'intégralité et de citer la source: http://la-source-des-sagesses.blogspot.fr/

Vous appréciez ce site et voulez soutenir mon travail ?
Vous pouvez contribuer à la continuité de ce site en faisant un Don libre par PayPal, ....
Avec toute ma gratitude

mardi 3 décembre 2019

Les Portes De la Sagesse 6/138


Les 138 Portes de la Sagesse - Porte 6

Chapitre 2 - Portes 5   " Les Séphirot et les Lettres "


Cette porte va définir la fonction de la Séphira qui est ''création'' et ''conduite'' mais pas sa nature car elle est divine.

Une Séphira est une force, une mesure avec laquelle, D-ieu crée les mondes et les dirige, la Séphira est donc une sorte d'outil de la création et un instrument dans la conduite de l'histoire, la direction.
Le désir divin est de faire connaître ces Séphirot de telle sorte que chaque mesure se révèle à travers une illumination et lorsque le prophète la perçoit, il la comprend de suite. Il y a donc une relation entre voir et comprendre. Il ne s'agit donc pas de voir des formes que la Séphira émet mais de comprendre ces illuminations. 
Le Lion du Char Céleste n'a jamais été un Lion, mais une direction que l'on peut comprendre comme les qualités d'un Lion. Comme un rêve, le fait de percevoir des images, n'est pas une véritable vision mais une compréhension de quelque chose. Il y a quelque chose qui scintille dans notre esprit et qui provoque une compréhension comme chez le prophète car le rêve est un des aspects de la prophétie.
 Il faut comprendre que lorsque l'on dit qu'il y a tel aspect dans la Séphira, il ne s'agit pas que cette chose existe réellement dans la Séphira elle-même mais elle émet un flux qui engendre une compréhension dans notre esprit et lorsque le prophète voit un mouvement dans cette illumination, il comprend de suite ce qu'il va se passer dans la conduite.

Le Ramh'al veut nous dire que la connaissance des Séphirot, c'est la prophétie. Lorsque nous disons par exemple '' ceux qui descendent dans le char céleste'', cela veut dire qu'ils descendent dans le plan divin de l'histoire car d'après le Ramh'al, le char céleste est l'association des Séphirot, lorsque les Séphirot s'enchevêtrent entre elles. Elles se relient selon tel mode ou tel mode et provoquent une compréhension chez celui qui descend dans ce plan.

Il y a deux parties dans cette porte 6:
 d'une part la connaissance des Séphirot à travers leurs fonctions, c'est-à-dire création et conduite.
 L'autre aspect étant sa compréhension.
Mais il y a aussi dans les Séphirot le concept de l'éternité mais nous ne pouvons l'atteindre pour le moment. Par contre, cette fonction de la création a été révélée par tous les sages, les Séphirot en tant qu'instrument.
Mais les Séphirot en tant que direction n'a pratiquement été révélée que par le Ramh'al.
Le rapport avec le char céleste est clair car ce char est la révélation prophétique qui est elle-même la révélation de la direction divine dans la création.
Chaque Séphira est une mesure comme une partie de la volonté divine liée à un but. 
Le Eïn Sof n'a pas de mesure et donc ne peut être conçue car l'homme ne peut comprendre que ce qui est dans la limite. La limite étant la partie dans la volonté divine. 
Par le fait de séparer l'action en plusieurs parties, les Séphirot sont données à être perçues. Nous parlons ici de la volonté qui a un but car si elle n'a pas de but, elle est sans fin et donc indivisible car elle reste infinie.
 Par contre puisque cette volonté est limitée, nous pouvons parler de forces et de mesures.
Voici l'exemple du corps et de l'âme.
Dans le corps, il y a le corps en entier et aussi on peut parler de parties du corps, des membres du corps faisant partie d'une seule réalité qui s'appelle le corps. Il y a un parallèle entre la Néchama et la volonté divine avec un but qui aussi se subdivise. Cependant il y a une différence entre la Néchama et le corps. 
Celui qui est capable de voir la Néchama, il verra des forces de la volonté ou des aspects de la volonté humaine comme l'imagination, le cognitif, la mémoire...
donc la Néchama s'exprime à travers plusieurs effets, plusieurs idées que l'on appelle des forces mais en vérité il y a aussi une unité mais là, nous ne parlerons pas de membres mais de forces comme les forces du Eïn Sof. On va voir par la suite que cette comparaison avec la Néchama est impossible car l'âme est créée par contre la notion des Séphirot au moins au niveau de leur nature est de l'ordre du divin. 

Nous parlons ici uniquement des Séphirot en tant qu'instrument. Que fait D-ieu des Séphirot.
 Comment la force se révèle, quel est son effet? 
Lorsque l'on parle de force c'est en tant que fonction qui s'exprime par quelque chose de concret qui s'appelle la création, l'histoire, la direction.
Chaque Séphira est une mesure particulière séparée. Il y a bien entendu deux voies: Il y a la voie des Séphirot qui n'est pas la voie de l'infini et il y a la voie de toute possibilité ou de l'infini où tout est enfermé dans le UN.
Même ce pluralisme et ces forces multiples sont intégrés en une seule force que l'on ne peut saisir car uniquement ce qui se distingue peut être saisi. On ne parle pas donc de cette voie. L'homme lorsqu'il fait plusieurs actions, chaque action, chaque effet doivent avoir une cause, mais s'il y a plusieurs effets liés à une seule cause, quelque chose intégrant le tout, on ne peut plus distinguer même dans les effets et même s'ils sont différents. Dans la voie de la limite, une cause ne peut sortir qu'un effet.
Pour cela, D-ieu va créer les causes c'est-à-dire les différents instruments où il y aura le rouge, le blanc etc...
 Et dans ces couleurs, nous dirons que le H'essed est l'origine du blanc, la rigueur, la Guévoura, l'origine du rouge... mais le Eïn Sof est à l'origine de toutes ces couleurs. Pour que nous puissions distinguer, il faut passer par une conduite de cause et d'effet. 
Mais dans le tout puissant, il n'y a aucune force limitée qui s'associe à lui, toute force est incluse en lui. Pour cela, il peut tout faire en même temps. Donc, il n'y a pas la cause pour laquelle il devrait agir de la sorte.
 Ce n'est uniquement pour la conception de l'homme que la cause est essentielle, c'est l'idée de la compréhension. C'est pour cela que les Séphirot ont été dans la création pour diriger et aussi pour être perceptibles pat l'intelligence humaine. Pour cela, les Séphirot ont ce potentiel d'être perçues en tant que compréhension.

 Chez le Ramh'al, c'est l'idée essentielle des Séphirot, cette volonté divine qu'elles soient perçues par les créatures car les Séphirot en tant qu'instrument de création, n'apportent rien aux créatures car nous ne comprenons rien à la création elle-même. Mais grâce à elles, on pourra relier telle créature à tel principe, tel événement à tel principe mais c'est tout, ce n'est rien qu'une relation. Mais puisque D-ieu veut que l'on comprenne, le prophète lorsqu'il voit tel mouvement dans telle Séphira, comprend l'événement et donc à ce moment, les Séphirot sont liées à la compréhension. Elles ne sont plus simplement des instruments liées à la création mais elles servent aussi à la compréhension. D-ieu veut se relier et donc, il va émettre quelque chose qui peut amener la créature à une compréhension de l'infini. Cette compréhension de l'infini passe alors par les actions des Séphirot.

La voie des Séphirot qui est la voie que l'infini va utiliser pour agir comme les hommes à savoir comme la créature qu'il va faire, avec la nature de la créature.
D-ieu ne va pas agir selon sa nature qui est infinie mais selon les qualités de l'être créé comme ce que nos sages enseignent:'' par dix paroles, le monde a été créé'' c'est-à-dire que ces dix paroles, ces dix Séphirot ne sont là non pas seulement pour créer le monde car il aurait pu le créer par une seule parole, une seule Séphira, mais ces dix Séphirot sont là pour nous permettre de comprendre cette création afin de nous relier à l'infini. 
Il y a cette notion de justes et de mécréants donc l'action est liée au relatif et non à l'absolu. 

Pour cela, maintenant, on va distinguer une cause spécifique à chaque action ou à chaque groupe d'actions. Et qui dit cause dit raison et qui dit raison dit sens. Et par cela, comprendre qu'il y a une direction unique vers l'unité divine qui s''exprime à travers toutes les créatures, à travers tous les aspects de l'histoire. Et cette conduite va dévoiler à la fin, la réalité de cette unité divine. Que cela soit la création, l'histoire ou les créatures, elles ne sont là que pour ce but, révéler cette gloire divine qu'il n'y a rien d'autre qui soit réel et qui agit. D-ieu peut créer autrement et s'il a choisi de créer de telle sorte, c'est pour se rattacher et se rattacher ne peut se faire que par la compréhension, c'est le Daat, l'union, cette relation que D-ieu veut avec l'être humain et aussi avec toute la création.

Chaque Séphira est une mesure de cette volonté mais attention, on ne divise pas l'infini car il n'y a pas de division dans le sans fin alors de quoi parle-t-on lorsque l'on parle de mesure? 
Il ne s'agit uniquement de dévoilement de sa volonté qui est le Kéli, la force qui se révèle de la volonté, ce qui s'exprime de lui. Lorsque nous parlons des Séphirot, nous ne parlons que de la révélation de la volonté et donc cela est l'expression réellement d'une mesure. Cependant, la volonté est l'infini, le Eïn Sof lui-même. Mais les Séphirot ne sont pas le Eïn Sof comme une chose qui va être entraînée et qui va procéder de lui directement. Ce n'est pas une partie que je sépare de lui, ce n'est pas comme un morceau de bois que je découpe d'un autre morceau de bois. Ce n'est pas un objet mais plutôt une sorte d'émanation mais ce n'est pas exactement cela. Car une émanation vient de quelque chose qui reste le même et ce qui vient de lui ne se distingue pas de lui. Mais c'est la définition qui est la moins éloignée de sa fonction. Nous avons déjà expliqué qu'il y a une interrogation si les Séphirot sont divines ou Kélim, instruments de la divinité. En conclusion, elles sont les deux, et divinité et instrument. On va les considérer tantôt comme divinité tantôt comme instrument.
Et même si nous parlons d'un nombre de Séphirot, donc d'une distinction, les Séphirot ne sont pas quelque chose de nouveau donc elles sont de nature divine par contre son dévoilement, ce qui s'exprime à partir d'elles, est nouveau et donc un instrument, un Kéli. Nous pouvons donc accepter que les Séphirot soient en tant que créatures, la première création qui se distingue de lui. Nous ne parlons que de son dévoilement. Mais ce qui est avant le dévoilement nous échappe et même si cela était un nombre qui s'exprime d'après plusieurs causes, cela reste que c'est au-delà de la limite, au-delà du Tsimtsoum.

 Seules les causes nombreuses sont de l'ordre du créé car ces causes engendrent la compréhension et donc le dévoilement des mesures de l'infini et même si cela paraît absurde de parler de mesures dans l'infini. Mais puisque nous ne parlons que de révélation, donc il est possible d'exprimer des mesures de l'infini.
La Séphira ne procède pas directement de l'infini. Mais comment cela peut-il en être ainsi vu  que nous disons que c'est un enchaînement qui procède de lui, comme un enchaînement de cause et d'effet?
 Donc on peut appeler les Séphirot un effet qui procède d'une cause. Elles sont secondes de quelque chose qui les précède.

En vérité, il y a deux sortes d'enchaînement.
 Les Séphirot ne sont pas un enchaînement nouveau. On ne peut dire que les Séphirot existent d'une manière qu'elles n'existaient pas avant comme les corps des êtres séparés qui existent d'une manière nouvelle qui n'existaient pas auparavant. 
Les Séphirot peuvent être considérées comme des différentes parties qui sont au sein d'une unique entité, lorsque l'enchaînement évolutif va se révéler, en vérité ce qui se révélera est l'infini, le Eïn Sof mais qui ne révèle que ce qu'il veut bien révéler.
 En d'autres termes, dans chaque action, dans chaque mouvement, dans chaque créature, il y a un ordre de l'infini mais dans la majorité, il reste caché et il y a une partie qui se révèle. Et ce qui se révèle est ce qui n'est pas caché par lui. 
Mais en vérité, dans chaque créature comme dans chaque action qu'il y a dans l'histoire, il y a l'infini lui-même. Donc ce qui émane de lui n'est pas quelque chose de limité. Quant à ce qui se révèle, c'est de l'ordre du limité. Et ce qui est perçu n'est que la limite. Avant que les Séphirot ne se révèlent, elles ne sont que divines comme les multitudes de forces qui existent dans l'infini. Et toutes ces forces ont un titre: Eïn Sof. Mais dès qu'elles se révèlent, elles sont appelées ''Séphirot'' par rapport à une action qui se révèle, c'est tout mais nous ne savons ce que c'est car cela reste divin. Mais à partir du moment qu'elles se révèlent, alors elles ne sont plus appelées ''Eïn Sof'' car maintenant elles ont une fin et une limite et pour cela, elles sont appelées Séphirot. 
Ces forces qui étaient inclues dans la divinité sont de l'ordre de l'infini. À partir du moment qu'une partie de ces Séphirot se révèlent, elles deviennent finies. 
Seules, les Séphirot en tant que mouvement, qu'instrument peuvent être perçues car finies mais les Séphirot en tant que divinité, on ne sait pas ce que cela est. Car dans chaque Séphira, il y a cette relation avec l'infini, il y a ce Kav, ce fil infini, ce rayon dans les Séphirot qui reste divin. Et ce qui va se révéler, n'est qu'une limite qu'il veut révéler. Donc ce qui se révèle n'est pas sa nature divine elle-même mais ce n'est que de l'ordre de l'accidentel car lié à une volonté qu'il veut bien révéler. Si nous voyons le taureau ou le lion dans la Séphira ou bien la couleur blanche, cela n'est pas lié à la nature de la Séphira. En aucun cas, l'image qui se révèle au prophète est liée d'une manière inhérente à la Séphira. Il n'y a aucun taureau dans la Séphira. Il n'y a pas la couleur blanche dans la Séphira ''H'essed''. Le blanc n'est lié au Hessed que par accident. Et si nous disons que la couleur est liée à la nature de la Séphira, nous disons que la Séphira n'est que créature sans divinité du tout. Mais si nous la lions à la volonté, alors nous révélons de la même Séphira deux choses différentes et même presque opposées. Il se révèle tout d'abord cette création et cette histoire, c'est-a-dire ce qu'il veut bien révéler. 
Mais il y a un autre aspect qui est plus grand encore et qui ne se révèle pas: l'éternité, le monde futur.
 À ce niveau, nous ne sommes plus dans la révélation, nous sommes dans l'unité. Ce n'est plus dans le sens de recevoir mais pour le moment, les Séphirot se révèlent à partir d'un nombre infini mais du fait qu'elles sont liées, on va lui donner une définition, une couleur un animal qui sont les expressions des Séphirot. Mais cela ne veut pas dire que la Séphira contient la Guévoura où le H'essed ou le taureau....et nous verrons ce qu'elle contient. Les Séphirot sont liées à la providence, au contrôle divin.

     Que doit-on comprendre des Séphirot ? 
D-ieu veut utiliser des forces pour créer le monde. Il veut que l'on comprenne quelque chose, que l'on perçoive la divinité. Lorsque les Bné Israël ont fait le veau d'or, ils ont perçu quelque chose du divin mais ils sont tombés et ils ont matérialisé leur vision et ont fait un taureau. Mais ce taureau est en fait un principe divin dans le char divin, dans la direction divine comme Abba et Ima. 
De même les nations en ont fait des images. Lorsque D-ieu veut nous faire comprendre quelque chose, il ne veut pas exprimer plus que cela. Il veut exprimer une compréhension mais non une matérialité de lui-même. Il veut que l'on comprenne quelque chose de lui, c'est à cela que servent les Séphirot d'après le Ramh'al. C'est ce que voit le prophète en vérité et la Torah de Rabbi Shimon bar Yoh'aï est la Torah de la prophétie par laquelle il voit et explique l'histoire de la création. La compréhension que nous avons est liée à une volonté et c'est cela qui est nouveau et c'est ce qu'il veut révéler. 
Donc en vérité, ce qui se révèle, tout le temps que cela est partiel, alors est de l'ordre des Séphirot car dans la véritable révélation, il n'y a rien d'autre que lui. 
Le Ramh'al dit qu'à la fin des temps, on ne connaîtra plus D-ieu à travers les Séphirot. Il n'y aura plus besoin de cela. On ne connaîtra D-ieu que par l'infini, par le Eïn Sof et c'est cela l'unité en dehors des mesures car celles-ci ne sont pas liées à la nature divine mais uniquement à la volonté divine qui est dans le temps. 
Ce n'est maintenant seulement, à travers cette partialité, ce pluralisme, cette gradation qui est liée à la non-perfection. À la fin, lorsqu'il y aura la véritable perfection, celle-ci ne se révélera que sous la forme de l'unité. Mais pour le moment, tant que l'on n'a pas atteint cette unité, alors il y a une volonté qui se révèle à travers les créatures, à travers les événements. Mais c'est cette volonté qui fait que l'on comprenne et par cette mesure qu'il a voulu que l'on perçoive. D-ieu a institué une loi qui permet de voir, de percevoir et de comprendre cette mesure. Tout est lié à une volonté, tout n'est qu'une matérialisation de la volonté. Ce qui définit toutes les formes que l'on perçoit n'est rien qu'une volonté. Cela ne procède pas de son émanation. Nous ne parlons qu'au niveau de ce que l'on saisit à partir de sa volonté.
Le prophète est capable de percevoir uniquement par sa faculté imaginative. Ce n'est pas quelque chose qu'il voit mais c'est par la force de l'imagination qu'il va traduire ce qu'il voit en tant qu'image réelle et concrète comme la vision du taureau. En d'autres termes, lorsque l'on voit le taureau dans le char céleste, il n'y a pas de taureau mais il y a quelque chose qui émet dans l'esprit qui va faire que la faculté imaginative va traduire par un taureau. Toute la forme du taureau n'est que dans l'imagination, ce que l'on comprend, ce que l'on saisit mais en aucun cas, on ne peut percevoir ce qu'il y a dans le char céleste. Car lorsque l'on voit la Séphira, on comprend. Lorsque le prophète perçoit la vision prophétique, se grave dans son cœur l'interprétation.
 Le Ramh'al veut nous expliquer que tout ce qu'a parlé le Zohar n'est rien qu'une parabole, ce n'est qu'une vision. Ce que nous devons comprendre, c'est l'interprétation.
 Le prophète voit quelque chose mais ce qui est important est le message qui est tapi derrière la parabole. Le prophète ne voit qu'un symbole qui signifie quelque chose. Les Séphirot sont en d'autres termes des symboles. Et nous devons en trouver l'explication pour comprendre ce qu'elles signifient. Car le prophète, lorsqu'il voit, il comprend de suite l'explication. Comme un rêve, il y a la vision et le message. On peut dire aussi lorsque l'on parle des Séphirot, des yeux, de la barbe ou des oreilles, ce ne sont que des symboles mais il faut les déchiffrer pour comprendre ce qu'ils signifient. Cette vision n'est pas inhérente à la nature, elle n'est liée qu'à une volonté. L'action qui se révèle de cette volonté ne peut être reliée à aucune nature. 
La vision qui se révèle de la Séphira telle que la couleur ou la forme de l'animal ne définit en aucun cas cette nature mais elle se révèle à partir d'une volonté. 
Ce qui importe maintenant est qu'à partir de telle action ou de telle créature ou de tel effet, de telle Séphira, nous devons comprendre le sens de cette illumination et ses détails. Les vicissitudes du temps sont aussi des perturbations dans ces illuminations qui sont liées à ces mouvements, à ces Séphirot. 
Par la vision prophétique, on les comprend car l'acte est spécifique à un temps précis. La révélation est liée au temps. En d'autres termes, c'est quelque chose qui se révèle mais qui n'est pas dans la nature même de la Séphira.
Qu'est-ce que le partsouf de Guévoura?
 Cela se révèle comme un décret mais à quoi correspond-il en haut?
 L'image est liée à la volonté qui se révèle mais pas à la nature même de cette mesure, Séphira ou émanation. La vision n'est pas essentielle provenant de la nature de la Séphira mais occasionnelle et fortuite provenant du temps et de l'action divine. Pourtant en dehors de l'action divine, il y a une créature qui s'appelle le ''verre'' ou le ''cristal'', il y a toutes sorte de couleurs... qu'expriment t-ils et comment s'expriment-ils? 
Le Ramh'al veut nous amener à la vision dans sa véritable nature. Quel est son reflet dans le divin et de quoi peut-on parler? 
Puisque D-ieu veut se faire comprendre, il veut se révéler. C'est quoi cette face définitive que l'on appelle ''dévoilement de son unité''?
 Que doit-on comprendre de lui, de cet au-delà de l'histoire et de la nature?
 Le Kéli est la révélation mais la nature en tant que telle est la Séphira.

Rav Mordékhaï Chriqui (5777)
Retranscription Rav Michael Smadja
Publie par la Source des sagesses

Vous pouvez partager ce texte à condition d'en respecter l'intégralité et de citer la source: http://la-source-des-sagesses.blogspot.fr/