jeudi 16 août 2018

Les 138 Portes de la Sagesse 20/138

Les 138 Portes de la Sagesse - Porte 20

Chapitre 3 - Porte 20 - Le Tsimtsoum



Porte 20 - cours audio du Rav Mordékhaï Chriqui Chlita


La structure de tous ces ordres dont on parle procède de l'idée du mystère de ces trois axes ''H'éDeR'' ''Hessed-Din-Rah'amim'' qui correspondent à trois jugements, l'un qui tend vers la droite, vers la bonté, l'autre vers la gauche, vers la rigueur et le troisième vers la médiane, vers la miséricorde. Chaque lettre a une droite, une gauche et une médiane. Même quand la lettre ne tend pas vers la gauche, comme avec la lettre ''ד'', il lui manque la barre de gauche. Dans le ''ה'' il y a une barre à gauche, à droite et au milieu. Mais même s'il manque une barre, cela ne veut pas dire qu'il n'y a pas de gauche ou de droite ou de médiane. Elle existe mais n'est pas en utilisation. Il y a plusieurs genres de relation et d'union entre les lettres elles-mêmes. Toutes les lettres sont composées soit de ''י'' Youd, de points ou de ''ו'' de Vav, de traits. Le ''Youd'' ''י'' correspond d'après le Zohar au caché, au fermé. Le ''Vav'' ''ו'' correspond à l'ouverture, à l'expansion.


Commentaire :

Tout fonctionne selon une seule idée, sortir en acte qui dépend de ''HéDeR'' de ces trois dimensions que sont ''droite-gauche-médiane''. Les émanations jaillissent sous forme cachée restant dans leur source ou bien sous forme d'expansion, d'ouverture et de révélation. Donc dans chaque acte, il y a une partie cachée et une partie révélée. Parfois, le caché est au milieu et parfois à droite ou à gauche. Par exemple, le ''א'', il y a une dissimulation et à droite et à gauche car le א est formé de deux י un à droite et un à gauche qui représentent le caché. Par contre au milieu, il y aura l'expansion. Nous avons déjà expliqué la difficulté que le Ramh'al relève dans la porte 13: est-ce que la pensée va d'après l'action à savoir, le plan de la pensée va-t-il d'après le plan de l'action ou bien l'action va d'après le plan de la pensée. Dans le sens simple des Midrashim, la pensée détermine l'action mais ici, nous voyons que la parole est un ordre qui est différent de la pensée. Et donc la pensée doit aller selon l'action, elle doit se soumettre aux mots, à l'ordre de la parole qui est un ordre beaucoup plus grand alors que d'après la majeure partie des explications, la pensée engendre l'action et la parole. Mais puisque ces deux ordres sont indépendants il ne peut en être ainsi. La difficulté est de comprendre comment l'ordre de la pensée se soumet à l'ordre des lettres et de la parole. La pensée va aller d'après cette canalisation de droite ou de gauche. Dans le א, la bonté et la rigueur vont être cachées et seule la miséricorde va se révéler. En vérité le א est la lettre la plus belle car elle est l'uniformité où la droite et la gauche se cachent et s'intègrent à travers le rayon médian. Par contre la lettre ב a une barre à droite donc le H'essed se révèle qui est la première lettre du mot ''ברכה'' bénédiction. Il n'y a rien à gauche dans cette lettre et au milieu, il y a deux barres qui ne sont pas dans le même ordre. Pour montrer que la miséricorde est du haut jusqu'en bas. Le ג est entièrement à droite même si une barre dépasse de la droite, c'est en fait le surplus du H'esssed. Le ג est la première lettre de גמילות חסדים, l'action de faire le bien. Le ד est composé d'une barre à droite pour la bonté et une barre en haut pour la miséricorde mais il n'y a rien en bas, donc il ne reçoit rien du tout, c'est le לד, le pauvre. Chaque nom est composé de lettres et chaque lettre est composée d'une structure. Chaque structure reflète le ''HéDeR'', ''la bonté, la rigueur et la miséricorde''.

Dans Adir Bamarom, le Ramh'al explique que les 22 lettres sont la racine de toutes les créatures. Les émanations divines elles-mêmes sont composées par une association des 22 lettres. La création ne s'est faite que par la permutation des lettres. Il n'y a pas une existence qui ne soit pas liée à cette association de lettres. Il faut savoir que la racine des lettres est le ''י.ה.ו.ה''. Le tétragramme. Et l'origine de l'origine du nom divin est le point, l'étincelle et le rayon, le י et le ו, c'est le caché et l'expansion. Et donc toutes les créatures ont un degré, une quantité qui est cachée et une quantité qui est révélée. Nous voyons en physique que tout se différencie selon le nombre d'électrons, d'étincelles, de points alors que le noyau est le même. Et même les Séphirot respectent cette structure. Pour cela, le Ramh'al dit que les lettres ont un niveau supérieur aux pensées et donc aux Séphirot.

Rav Mordékhaï Chriqui 

Retranscription Rav Michael Smadja

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Les 138 Portes de la Sagesse 19/138

Les 138 Portes de la Sagesse - Porte 19

Chapitre 3 - Porte 19 - Le Tsimtsoum



Porte 19 - cours audio du Rav Mordékhaï Chriqui Chlita


Les Séphirot et les Partsoufim sont les mesures de la pensée divine, les forces qui émanent de D-ieu avec lesquelles, il va créer et diriger le monde. Le Ramh'al les appelle plutôt des mesures que des forces. C'est en fait le plan au niveau de la pensée divine de la création. Les lettres par contre sont là pour faire sortir ces mesures du potentiel à l'action. Car toutes les lumières divines pour se concrétiser doivent passer par la parole. Et cette parole est composée de lettres.

La parole et les lettres ont un niveau supérieur à la pensée. C'est une notion difficile à comprendre car d'après le Zohar, il n'y a que les dix Séphirot et que tout provient et procèdent d'elles. Alors que le Ramh'al parle ici de deux plans, le plan de la pensée, les Séphirot et le plan de la parole, l'ordre des lettres. Il y aurait comme deux sortes d'existence, une existence de la pensée créatrice et une existence de la parole. Nous avons vu que la pensée précède la parole et que l'animal qui ne pense pas ne peut parler car chez eux, il n'y a que le souffle. La parole est un souffle qui devient parole grâce aux différentes sorties de la bouche qui sont de l'ordre de cinq, de la gorge, du palais, de la langue, des dents et des lèvres. Les lettres se formant à partir des sorties de la bouche. Mais il y a un niveau supérieur des lettres à celui de la pensée quant à son origine.

L'ensemble des 22 lettres correspond à 22 ordres, 22 plans. Chaque lettre serait un plan. Par exemple le nom David ''דוד'', il y a un même plan qui se répète le ''ד'' et un autre plan, le ''ו''. Donc il y a trois plans qui sont en fait deux ou plutôt deux plans qui sont trois. Chaque lettre correspond à un plan et à un niveau d'action. Les lettres étant le plan d'action de la pensée. Il n'y a pas moins ni plus que 22 plans afin de sortir les émanations divines en actions.

Commentaire :

On a déjà appris que chaque action a une racine à part entière, une cause séparée. Pour fabriquer un meuble, ce n'est pas la même action que pour fabriquer une voiture (les lettres) bien que la matière (Séphirot) peut être la même, les actions ont une origine différente. Les lettres correspondent à la nature même de la matière. Le mot pour désigner le feu ''אש'' n'est pas une appellation fortuite par acceptation. En Hébreu, le nom lui-même détermine la nature puisque chaque mot provient d'un ordre du niveau de la création. Par les lettres, celui qui en connaît les mystères peut arriver à créer puisque le mot en lui-même est une création car il est l'assemblage de lettres qui sont eux-mêmes de l'ordre d'un plan divin. C'est le verbe qui crée. Et avant les mots, il y a la pensée créatrice qui sont les Séphirot et il y a aussi les lettres. Chaque action a une racine différente. Chaque lettre est composée de trois dimensions différentes car chaque origine est structurée à partir des trois axes ''HéDeR'' H'essed-Din-Rah'amim. L'essence même de ces degrés et le nombre de lettres sont composés d'un compte et d'une association spécifique. D-ieu désire quelque chose de spécifique de la matière. L'homme en créant avec cette matière se rapproche en quelque sorte du désir divin. Par exemple, avec le cuir, D-ieu veut que je fasse des lanières pour les Téphilins mais si j'en fait des ceintures, je n'aurai pas fait exactement la volonté parfaite de D-ieu. Chaque élément a son utilisation dans le monde profane et aussi son utilité par rapport à la pensée divine qui est de l'ordre de la réparation du monde. Il faut savoir que la nature de chaque matière et de chaque élément et sa fonction ont une raison d'être par rapport à la volonté divine. Chaque lettre est une manière, un ordre de relier les émanations entre elles. Chaque lettre sert de lien et de relation entre les lumières elles-mêmes qui ont besoin d'être concrétisées de cette manière spécifique pour arriver en acte.

Nous avons déjà appris dans le premier axiome qu'il y a des choses de l'ordre de l'insondable et que seulement nous pouvons percevoir qu'il est le bien parfait universel. Donc on ne connaît pas le mystère des formes des lettres mais nous savons uniquement qu'elles correspondent à trois niveaux, trois axes ''H'éDeR''. Cependant l'union de ces lettres correspond à une relation et une union des émanations divines qui doivent se relier de telle ou telle façon pour atteindre telle ou telle volonté. C'est de cette manière que les Séphirot vont sortir en acte la volonté divine.

Le Ramh'al nous explique dans ce chapitre qu'il y a 22 ordres qui chacun correspond à une structure.

Rav Mordékhaï Chriqui 

Retranscription Rav Michael Smadja

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Les 138 Portes de la Sagesse 18/138

Les 138 Portes de la Sagesse - Porte 18

Chapitre 3 - Porte 18 - Le Tsimtsoum


Porte 18 - cours audio du Rav Mordékhaï Chriqui Chlita


Maintenant nous allons parler des lettres. D'après le Ramh'al, les Séphirot sont des pensées divines, ce sont des principes potentiels qui doivent arriver en acte comme une pensée qui a besoin de la parole pour être exprimée. Donc les lettres vont être l'expression des Séphirot. Dans le livre de la création, il est écrit:'' les 32 voies de la sagesses sont composées de dix Séphirot qui sont les dix principes de la pensée et les 22 lettres''. En vérité toute la création et toute la direction ne peuvent être perçues que par ces dix et ces 22. Pour cela, ''Béréchit'', veut dire ''le commencement de la sagesse qui sont les 32 chemins de la sagesse qui sont les dix Séphirot et les 22 lettres. Toutes les dix Séphirot avant qu'elles n'arrivent au niveau de l'action, doivent passer par les lettres. Il s'agit d'un système qui permet de réaliser tout, du potentiel à l'acte. Et ainsi est l'explication du verset:'' et par la parole de D-ieu, les cieux ont été réalisés et la terre s'est matérialisée'' car il n'y a pas de réalité de la parole sans les lettres. Les lettres et les mots vont permettre de concrétiser les choses dans ce monde. Non seulement pour D-ieu mais aussi pour l'histoire et la direction. Les principes sont donc liés à toute la notion du verbe. Il y a donc deux systèmes, un système de pensées divines et un système d'application de ces pensées. Cette application de la pensée va passer par les lettres. La Kabbala parle soit des Séphirot et des Partsoufim soit des lettres, les noms divins. Ces noms en vérité sont une composition de plusieurs lettres. Celui qui connaît comment utiliser les noms, peut tout faire. Toute la Torah en vérité est des noms de D-ieu mais ils ne sont pas écrits de manière correcte. Il faut changer l'association des lettres. Chaque chose dans la création est contrôlée par un nom. Il y a une pensée qui domine la création et qui est son origine et il y a une parole qui la contrôle. La parole peut sortir en acte ou bien bloquer aussi. Par la parole, on peut arrêter l'expansion et on peut l'accélérer. La force de la parole et des mots est extraordinaire. Pour cela la lecture de la Torah et des Téhilim ont cette faculté d'amener les choses en acte. La prière aussi va amener les choses qui étaient enfermées dans un potentiel des Séphirot en acte. Pourquoi dans la Torah il est écrit:'' et D-ieu dit''? Qu'a-t-il besoin de dire? Il peut créer sans dire! En fait la parole va concrétiser sa pensée. Il peut créer sans parole mais la parole créatrice est pour apprendre à l'homme le chemin et c'est la différence entre l'homme et l'animal, la parole.



Commentaire:

Toute la sagesse de la Kabbala va nous expliquer l'origine de chaque action mais aussi l'action elle-même. En vérité, cette sortie du potentiel en acte est un système à part entière. En d'autres termes, il y a la pensée et donc toutes les créatures et tous les êtres étaient contenus dans la pensée avant qu'ils ne soient révélés mais pour qu'ils se concrétisent, il faut la parole. Il faut obligatoirement une pensée pour qu'il y ait une parole et donc la parole est l'instrument de la pensée. Mais il y a aussi une origine des lettres qui est distincte de celle de la pensée et donc des Séphirot, une source particulière et autonome. Les mots en hébreux n'ont pas été créés par l'homme. Avant la tour de Bavel, tous les êtres ne parlaient qu'une seule langue. Bavel est en fait la destruction du mot et donc alors ton signifiant n'est pas mon signifiant. L'unité a alors disparue car celle-ci se faisait par le langage. Mais il reste qu'il y a des termes qui sont communs à tous les êtres, à toutes les nations. Et cette langue commune qu'est l'hébreu est appelé ''langage sacré'' car c'est avec ce langage que D-ieu a créé. Il y a un mystère de la concrétisation de la pensée qui est le langage mais ce n'est pas seulement cela mais aussi la nature même de cette chose qui va être défini par le mot. Une nature va s'exprimer par les lettres. Toute la création n'est que la matérialisation des lettres.

Il faut que la pensée se canalise dans les lettres. Le système des lettres serait comme un adaptateur pour arriver à la concrétisation. Les lettres seraient comme la sortie. Toute pensée, toute Séphira doit passer par le niveau des lettres. Il y a un grand parallèle entre les palais et les lettres. Le palais sert pour le passage des Séphirot comme le système des lettres.

Tout doit passer selon cet ordre qui amène les choses en actes. Les lettres ne rentrent pas dans la catégorie de la direction divine car c'est une autre étape. La direction étant les Séphirot, ce sont les mesures. Les lettres sont le système qui permet de faire sortir en acte. Au début, il y a la pensée qui correspond au plan qui est Adam Kadmon mais elle reste cachée, personne ne peut connaître la volonté divine alors sa révélation se fait par les paroles et les lettres. Les prophètes lorsqu'ils parlent, ils rapportent la parole de D-ieu, ils saisissent la parole de D-ieu. Les différentes parties de la pensée, sa structure n'est pas la même que celle de la parole. La parole est composée différemment. La pensée a son mode d'action de même que la parole. Dans la Kabbalah, on parle de cinq sorties de la bouche, les dents les lèvres le palais et la gorge par lesquelles le souffle devient des lettres et des paroles. Et la pensée est soumise au système de la parole. La parole précède la pensée. Il faut d'abord créer la parole pour que la pensée s'insère dans les lettres et les mots.

Le seul qui pouvait comprendre et retranscrire les paroles du Ari Zal n'était que le Rav H'aïm Vital.

Est-ce que les lettres rentrent dans la catégorie d'après le Tsimtsoum ou bien c'est déjà un autre niveau. D'après le Ari Zal, les lettres seraient la conséquence du Tsimtsoum. Elles sont les Kélim, l'ustensile lui-même, une sorte de réceptacle. Le Kéli pour le Ramh'al n'est pas seulement un réceptacle mais c''est aussi un instrument où la force de la pensée s'exprime. Donc les lettres seraient une conséquence du Tsimtsoum, de la limite. La pensée doit se conformer au système de la parole pour être réalisée. La création du monde concrètement ne s'est faite que par la parole et donc par les lettres qui arrivent après Adam Kadmon qui est lui, la première structure des Séphirot qui est le système de la pensée. Les lettres arrivant des lumières des oreilles des narines et de la bouche de Adam Kadmon.

D'après le Ari Zal, les lettres sont un ustensile, un Kéli, un instrument et donc elle ne sont que l'expression de la pensée. Elles ne sont que la forme de la volonté divine de la pensée des Séphirot.

Mais si nous disons que la pensée est de se soumettre ou plutôt de se conformer à la parole, il y a donc un système qui s'appelle la parole qui par elle, la pensée va être obliger de se limiter, de se réduire, de faire un Tsimtsoum pour se concrétiser à devenir soit un lion ou toute autre forme. Ce que nous percevons, ce n'est jamais la pensée totale et parfaite. Il est vrai que les créatures sont appelées à se perfectionner et à atteindre chacune sa perfection comme le prophète enseigne qu'à la fin des temps le loup et la brebis vivront ensemble car maintenant ils n'ont pas atteint leur perfection. Mais à la fin, il y aura une sorte d'union de la parole et de la pensée. Un homme peut arriver à ce niveau de perfection où la parole et le cœur, c'est-à-dire la pensée sont en phase. Mais en général, la parole limite la pensée. Ainsi si l'on peut dire lorsque D-ieu a créé, il a créé avec une limite. Une seule chose exprime complètement la pensée infinie, c'est la Torah. Les mots de la Torah ont une correspondance entre la volonté c'est-à-dire la pensée pure, la substance et la parole qui est la concrétisation de cette pensée. Il y a donc à un moment donné une unification de la pensée et de la parole. Mais en général, on parle de la création dans toutes ses formes où la parole ne correspond pas entièrement à la pensée. La pensée doit remplir complètement la parole sinon elle la laisse vide et celle-ci se remplie alors d'autre chose. En d'autres termes, il faut aller d'après le Kéli qu'est la parole. Se concentrer sur le mot afin qu'il se remplisse de la pensée divine.

Mais ce mot limite en tout cas la pensée divine. Et donc en changeant l'ordre des lettres des mots de la Torah, par une permutation, apparaîtra le nom de D-ieu, c'est-à-dire sa pensée parfaite. Les lettres sont appelées à devenir la pensée divine.

Rav Mordékhaï Chriqui 

Retranscription Rav Michael Smadja

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Les 138 Portes de la Sagesse 21/138

Les 138 Portes de la Sagesse - Porte 21

Chapitre 4 - Porte 21 - Adam Kadmon et ses ramifications



Porte 21 - cours audio du Rav Mordékhaï Chriqui Chlita


Afin que les lettres soient complètes, il leur faut trois autres choses, une note musicale, une voyelle et une couronne, (Taamim, Nékoudot Taguim). En physique quantique, on parle des cordes, une des théories les plus poussées est la théorie des cordes comme s'il y avait des notes dans l'univers. Pour qu'il y ait création, il faut qu'il y ai le son. Les notes musicales dans la Torah sont de très grands mystères car le son de la voix, l'expression verbale change. Ces trois expressions complètent l'action mais le principe même de l'action est contenu dans la lettre.


Commentaire :

Le complément des lettres se fait par ''TaNeTa'' (Taamim-Nékoudot-Taguim), l'action principale se fait par les lettres mais la perfection ne se fait que l'ajout de ''TaNeTa'' qui s'associent aux lettres pour les compléter. Le Taam, la note musicale pour une lettre est pour donner un goût comme le sel ou le poivre dit le Zohar. Les Nékoudot, les voyelles peuvent rendre un passé, futur. Le temps est lié aux voyelles dit le Ramh'al. Les notes musicales sont l'âme de la lettre. C'est le plus haut niveau de la lettre c'est le Kéter. Les voyelles sont la dynamique, c'est le passé, le présent ou le futur. C'est le mouvement. À quoi servent les Taguim, les couronnes? À enjoliver la lettre, la rendre belle. Rabbi Akiba dit que le mal est ramené à son origine grâce aux Taguim. Quelles sont les lettres qui ont des Taguim? '' שעטנז גץ'' le mélange de lin et de laine, le mal pour être sauvé, doit être ramené à son origine. Avec la couronne qui est le Kéter, tout le monde est sauvé. Les Taguim sont la réparation du mal.

Rav Mordékhaï Chriqui 

Retranscription Rav Michael Smadja

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les Portes de la sagesse 17/138

Les 138 Portes de la Sagesse - Porte 17

Chapitre 3 - Porte 17 - Le Tsimtsoum


Porte 17 - cours audio du Rav Mordékhaï Chriqui Chlita


Dans ce Chapitre, le Ramh'al va nous expliquer la différence qu'il y a entre une Séphira, un principe et un Partsouf, un visage.

Les deux fonctions importantes de la Séphira sont la création et la direction. Dans les écrits du Ari Zal, on trouve cette notion de Partsouf. C'est la Séphira elle-même lorsqu'elle révèle tous ses détails. La Séphira est une connaissance générale et le Partsouf est une connaissance détaillée. La Torah des Partsoufim est plus proche de la vérité. En rentrant dans le détail de l'acte divin, il y a alors une connaissance parfaite. La Bina est la compréhension qui va devenir Ima., le visage de la mère. Ce Partsouf a une Séphira principale qui s'appelle H'essed et il y a aussi Guévoura....Kippour est le Yessod de Ima. Avant le Ari Zal, on parlait de Kippour comme étant du niveau de Ima mais maintenant on détaille et on comprend que c'est du niveau de Yessod de Ima. Grâce au Ari, on va arriver au détail, à la vérité très pointue de la connaissance. La Guévoura signifie la rigueur mais celui qui approfondit dans les Partsoufim, comprend que toute la notion de Guévoura est dans le nœud, le lien. Dans la Guévoura, il y a aussi le sens de la relation. Le ciel c'est le feu et donc la Guévoura mais il y a aussi l'eau chamaïm, ech-maïm, feu et eau, donc il y a l'union de la rigueur, feu et du H'essed, eau qui s'opposent et c'est la rigueur qui va permettre la relation entre ces deux opposés. Et cette notion de relation dans la Guévoura, on ne l'aurait jamais comprise sans la Torah des Partsoufim. Chaque Séphira est mieux perçue grâce au Partsouf. Nous connaissons alors en profondeur la volonté divine car chaque principe, chaque Séphira s'exprime à travers 613 expressions. Dans l'action elle-même de la Séphira, il faut savoir quel est le principe moteur. Dans le Partsouf, nous savons ce qui anime la Séphira, comme un champ magnétique, et aussi connaissons sa fonction. Dans la Torah, il nous est dévoilé que le détail de l'action final mais elle ne parle pas du moteur, elle ne parle pas de l'action cachée. Dans le Partsouf, tout est détallé, même ce qui déclenche et anime l'action. La Torah ne parle que de la phase révélée mais le visage va révéler l'intériorité. La Séphira révèle la phase finale mais pour approfondir, il y a besoin de tous les détails qui sont révélés par le visage. Comme un ascenseur, la Torah va révéler la Séphira qui est l'action d'élever ou de descendre mais par les partsoufim, nous accédons à l'intériorité du mécanisme, du fonctionnement interne et de l'assemblage de tous ses rouages. Même chez un homme, le visage, le Partsouf révèle tout.


Rav Mordékhaï Chriqui 

Retranscription Rav Michael Smadja

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Les Portes de la sagesse 16/138

Les 138 Portes de la Sagesse - Porte 16

Chapitre 3 - Porte 16 - Le Tsimtsoum



Dans les Séphirot, nous allons parler du mystère de la Malkhout en tant que ''lumière revenante''. Nous avons parlé dans la porte précédente que le Kéter était à l'origine de tout et le premier plan de tout. Maintenant nous allons parler de la finalité de tout. Après que la lumière descende d'une manière droite, Or Yachar, il y a une réflexion ou plutôt un retour, le Or H'oser, la lumière qui retourne. C'est une notion qui est très connue dans la Kabala et dans le Ari Zal. Il y a donc dans les Séphirot cette notion de Or Yachar et de Or H'oser. Le Ramh'al dit qu'il y a deux genres de Or Yachar et Or H'oser.
1/ lorsque les Séphirot procèdent l'une de l'autre du Kéter jusqu'à la Malkhout puis revient la lumière depuis la Malkhout qui devient elle-même la source et devient donc Kéter. Du fait que la Malkhout devient la source où tout procède d'elle, elle devient le Kéter et ce qui était Kéter, à la fin devient Malkhout. Cette situation montre la domination du Eïn Sof, de la volonté infinie, elle montre la perfection de la souveraineté du Eïn Sof. Cela montre qu'il est l'origine de tout et la fin de tout. ‘‘Je suis le premier et je suis le dernier'', je suis au début et je suis à la fin. La Malkhout qui est la fin est le ''Aïn'' l'inexistant et le Kéter qui est le début est le ''Ani'', l'existant. Et l'existant le ''Ani'' devient l'inexistant le ''Aïn''. Toutes les Séphirot, les degrés ici ne sont qu'une appellation. Le premier est Kéter, le deuxième est H'okhma, le troisième est Bina. Ce n'est que sa proximité qui lui donne ce titre. De même lorsque Malkhout devient le début, alors le deuxième principe qui était Hod va devenir H'okhma et le troisième Bina. Dans le Or H'oser, la Malkhout devient première et donc devient le Kéter. C'est le premier genre du Or Yachar et du Or H'oser.
2/ Le deuxième genre est que tout flux n'est parfait seulement lorsqu'il retourne à sa place, à sa source. Tant que la lumière ne retourne pas (le Ari Zal parle des lumières de la bouche dans Akoudim) elle n'a pas fini son travail. Et donc dans cette définition, le Or Yachar et le Or H'oser ne sont qu'une seule lumière. Ce n'est qu'un seul effet. Il termine de se réaliser par le retour. Le Or H'oser dans ce genre, montre la perfection. C'est comme un peu la notion de la répétition de la Amida. On est monté dans Atsilout et par la répétition, on retourne vers le bas en remettant tous les mondes ''B-Y-A'' à leur place. Dans la Amida, on est dans le monde de la Atsilout, en reculant de trois pas, on revient dans les mondes de Briya, Yétsira et Assiya. Mais après, il faut revenir dans la Atsilout et donc pour la répétition, on refait trois pas en avant pour prendre l'abondance de ce monde et ramener la lumière qui vient de la Atsilout vers son endroit originel de la Atsilout.
Lorsque cette lumière droite descend, elle descend de toutes ses forces en créant tous les niveaux mais en fait, elle ne donne que la marque des niveaux, ce n'est que virtuel, toujours en potentiel et ce n'est seulement au retour que les niveaux vont se révéler. Par ce flux qui va et revient, se fait la construction du niveau. Dans ce genre, la lumière en descendant marque le Kéter, puis la H'okhma puis la Bina...pour marquer la Malkhout et en revenant de cette Malkhout, la lumière va révéler tous ces niveaux que sont les dix principes jusqu'au Kéter à leur place. Le retour révèle les Séphirot.
Revenons au premier genre. On peut donner comme exemple cette vision de l'éclair qui sort d'un endroit pour aller dans une autre place mais on perçoit qu'il n'est plus à cet endroit mais qu'il revient à sa place initiale. C'est le prophète qui donne cet exemple dans la vision du char céleste. Ainsi, la lumière commence par le Kéter pour descendre l'une après l'autre jusqu'à la Malkhout et après la Malkhout elle-même devient le Kéter et la lumière repart de ce Kéter tirant sa source du Eïn Sof. Le Or Makif, la lumière englobante, entoure tout l'espace primordial et lorsque le Kav, le rayon de lumière descend cet espace, il crée les Séphirot et en arrivant à la fin, il touche le Eïn Sof et donc par ce raccord, la Malkhout devient le Kéter car tout ce qui est à la proximité de l'infini, devient l'origine, devient UN, devient premier. Cette lumière rencontre le Eïn Sof par la fin. Le Ramh'al explique ce premier genre de ''Or Yachar et Or H'oser'' dans la direction alors que le deuxième genre est dans l'enchaînement. Nous pouvons donner l'exemple de ce premier genre des six jours de la création qui partent d'un point de l'infini pour descendre du premier au sixième jour et arriver à la fin au septième jours de la création qu'est le Shabbat, la Malkhout qui en fait est ce même point de l'infini d'avant la création. Le Shabbat n'est pas seulement une finalité mais aussi la matrice de toutes les bénédictions. La Makhout devient Kéter car elle touche le Eïn Sof car elle arrive jusqu'au Eïn Sof. En fait la lumière qui est partie de la source par le haut, revient à sa source par le bas car la lumière du Eïn Sof entoure l'espace primordial.
D'après le deuxième genre, aucune lumière n'arrive à sa plénitude tant qu'elle ne revient à sa source. La lumière descend jusqu'en bas avec toutes ses forces en laissant une trace du principe dans lequel il se trouve et lorsque la lumière retourne à sa source, le principe se révèle et prend sa place au niveau de la construction.
Le Or Yachar et le Or H'oser dans la direction est ''je suis premier au début qui est le Or Yachar (qui se cache au milieu) pour redevenir premier à la fin qui est le Or H'oser''. Ce Or H'oser vient montrer la souveraineté divine car s'il est à la fin c'est qu'il dirigeait aussi tout ce cheminement du milieu. À la sortie d'Égypte, il s'est complètement révélé par le Or Yachar puis la lumière s'est cachée pendant 49 jours pour arriver au mont Sinaï qui est le Or H'oser. Les Moh'in que l'on avait à la sortie d'Égypte sont revenus au don de la Torah de manière évolutive. Le retour de la lumière veut dire qu'il y a l'origine à la fin. Le roi David est le dernier, il est la Malkhout et c'est lui qui a la couronne, le Kéter et il est devenu premier. Tout cela montre la perfection car la fin est en fait un recommencement et qu'il n'y a pas de hasard puisque tout va vers un but complètement contrôlé. Le Or H'oser vient montrer que tout recommence. Ceci dit, les lois ne sont pas abandonnées à elles-mêmes. Le fait de dire que tout retourne à l'origine, vient montrer qu'il est partout, qu'il est omniscient. Le Or H'oser montre la perfection dans la direction. Pourquoi la lumière doit revenir dans les Séphirot d'après cette définition que l'on vient de donner, qui est la direction? Pour montrer le pouvoir infini de D-ieu qu'il n'y a pas de fin, interminable et éternel recommencement, la fin devenant un nouveau début. Ce Or H'oser vient montrer ''je suis au début, je suis à la fin, il n'y a rien d'autre que lui''. En d'autres termes, il n'y a pas de fin, la fin étant un début. C'est cela la souveraineté de D-ieu. Et c'est cela le pouvoir de la Téchuva, du retour à D-ieu. Rien n'est perdu. Si D-ieu n'était pas à la fin, un homme ne pourrait jamais revenir à lui. Et de l'endroit le plus obscur, D-ieu le ramènera car il est en bas aussi, Malkhout devenant Kéter. Aucune lumière ne peut être complète jusqu'à ce qu'elle retourne à sa source.
Dans le deuxième genre, le Or H'oser sert à donner une position dynamique, sortir du potentiel à l'acte. Lorsque la lumière descend, Or Yachar, elle ne fait que la gradation mais lorsqu'elle revient, Or H'oser, elle donne l'énergie pour agir, pour donner une dynamique aux Séphirot. Lorsque la lumière descend, elle descend de toute sa force et d'une seule source qui est l'infini car toutes les lumières sortent de lui. En descendant la lumière donne la spécificité de la place que la Séphira va avoir. Et en revenant à sa source, la lumière lui donne sa place réelle. Tant que la lumière se répand dans son aller, il ne fait lui donner que sa place et ce n'est que dans le retour que la Séphira se révèle. Cela montre l'harmonie qu'il y a dans toutes les lumières et elles restent attachées après leur sortie à leur source qu'est l'infini. Le flux restant continuellement rattaché à sa source infinie. En gagnant sa place, la source se sépare de la Séphira, la lumière retourne à sa source mais la ramification qu'est la Séphira reste à sa place. La lumière en retournant à sa source, n'a rien perdu mais par contre, dans la place, se révèle la Séphira c'est-à-dire le degré en question. Et tout le temps, la Séphira cherche à revenir à sa source infinie. Car en fait maintenant, la Séphira n'est plus infinie. Elle est à sa place réduite à ce qu'elle est. Elle a maintenant une fonction uniquement par le Or H'oser. Celui-ci permet au principe de se révéler. C'est le principe de la Téchuva. Il y a donc la nécessité de l'exil afin de revenir et au moment du retour se réalise réellement l'existence de l'être. Pourquoi avoir eu besoin des deux tables de la loi? Car la première table n'est que l'aller, le Or Yachar. Il a fallu la brisure des premières tables pour que le Or H'oser retourne à sa source et dévoile par cela les deuxièmes tables de la loi. C'est cela la Téchuva, la nécessité du retour. C'est cela qui nous donne notre position. Nos sages enseignent qu'un homme ne peut devenir maître de lui-même qu'à l'endroit où il a trébuché. Il faut trébucher pour prendre conscience de son erreur et par cela, en ressortir et devenir plus fort. Il faut tomber (Or Yachar) pour remonter (Or H'oser). Il y a donc mais il faut faire très attention, la nécessité de la faute. Moshé rabbénou lorsqu'il brise les tables ou bien Aharon lorsqu'il fait le veau d'or, ils font une faute pure pour sauver le peuple d'Israël. La faute n'est là que pour faire Téchuva. Par la faute nous prenons conscience de D-ieu et par cela, nous revenons vers lui.



Rav Mordékhaï Chriqui 

Retranscription Rav Michael Smadja

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dimanche 12 août 2018

Les Portes de la sagesse 14/138

Les 138 Portes de la Sagesse - Porte 14

Chapitre 3 - Porte 14 - Le Tsimtsoum

Nous allons expliquer maintenant est ce qu'est appelé le ''premier axiome'' ou le fondement de toute la notion qui est appelé ''Séphirot''. Car jusqu'à présent, nous avons expliqué la fonction des Séphirot, la nature des Séphirot mais nous n'avons pas parlé de manière spécifique de chaque Séphira. Nous allons parler de la première Séphira, du premier principe même dans la création. D'après le Ari Zal, les Séphirot ne se sont révélées qu'après le Tsimtsoum, à savoir uniquement après que le Eïn Sof, l'infini ai préparé un espace primordial que l'on appelle ''H'allal'' ou ''endroit vide''. Cependant d'après le Ramh'al, cette notion dont on va parler maintenant est avant le Tsimtsoum, avant le retrait. Car d'après les Mékoubalim, on ne peut parler de l'avant l'espace primordial qui est l'espace que D-ieu a préparé pour la création. Sans l'espace primordial, nous sommes dans l'infini donc il faut faire un espace vacant en dehors de cet infini afin que cet infini n'avale pas cet espace. D'après le Ramh'al, il y a une notion de Séphirot avant le Tsimtsoum. Les Séphirot sont les forces par lesquelles D-ieu crée la création et la dirige. Avant que ces forces ne s'expriment, il faut créer un espace spirituel. 
Le premier axiome des Séphirot est indiscutable. Toutes les Séphirot reposent sur un fondement de toute la direction divine que l'éternel a disposé et que seul, lui connaît. Un des éléments de cet axiome est le nombre dix. Nous ne savons pas pourquoi ce nombre spécifiquement. Nous connaissons le but ultime qui est d'amener le monde à la perfection, (le nombre dix étant le symbole de la perfection) afin que la création puisse s'unir à sa volonté. Et donc pour cela, il faut qu'elle lui ressemble. Mais au moment où la création va procéder de lui, il est certain qu'elle est frappée de la lacune. La direction est de ramener le monde à cette perfection. Et donc le bien va être d'amener le bien parfait pour toute la création. Le but donc est ce bien parfait et la direction est de nous ramener, de ramener le monde à ce bien.
Jusqu'à présent nous avons parlé du plan général des Séphirot et maintenant nous allons rentrer dans la définition même de chaque Séphira. Leur fondement repose sur la première Séphira qui s'appelle ''Kéter'', la couronne. Il y a un plan révélé et un plan caché. Le plan révélé est de créer l'homme. Nous avons déjà parlé de l'homme primordial, Adam Kadmon qui est en fait un plan divin. Ce n'est pas une créature. Le résultat de tout ce plan divin est d'amener l'homme dans ce monde qui est affecté par la nature qui l'entoure à la perfection. L'homme lui-même est animé par un intellect divin et aussi par la nature qui est appelée par nos sages, le penchant au mal qui est une force qui attire soit vers le bien soit vers le mal, la force de la dualité, la force de la nature. Ce n'est pas que l'homme a en lui cette nature de faire le mal mais il a plutôt ce pouvoir de choisir entre deux choses opposées. D-ieu a évalué pour l'homme tous les niveaux par lesquels il peut atteindre cette perfection et donc de ce fait, il a accès à la faute afin d'atteindre au bout du compte l'éternité. Il faut savoir qu'il y a plusieurs niveaux avant d'atteindre cette finalité qu'est l'éternité qui est de se rassasier de la face divine. Mais pour arriver à cela, il y a une multitude de réparations à faire au niveau de toutes les créatures mais aussi au niveau des événements. Toutes les créatures et tous les événements dans la temporalité n'ont de raison d'être que pour arriver à cet éternité. Mais cela ne veut pas dire que toutes les créatures vont atteindre l'éternité car il y en a qui sont au service des autres que cela soit au niveau des nations ou du peuple d'Israël lui-même. 
Au niveau de l'origine du plan divin qui va être la source de toutes les créatures et de tous les événements, cela s'appelle les niveaux des Séphirot. Tous les différents aspects des Séphirot vont être réalisés de manière très méticuleuse. Chaque Séphira est dosée de manière précise comme pour la fabrication d'un médicament au niveau de la Matkala, de la balance qui se trouve au niveau de la Radla, la tête de Adam Kadmon. Donc dans les Séphirot et cela est certain aussi dans les créatures, il n'y a rien qui n'est en plus ou en moins. Chaque élément même dans les détails, a sa place dans le Tikoun klali, dans la réparation générale. De même, pour l'homme, la pensée suprême a mesuré tous les niveaux qu'il faut afin qu'il ai tout ce qu'il a besoin. En sciences, cela s'appelle le principe anthropique où tout tourne autour de l'homme. Mais ici, nous parlons des besoins de l'homme qui doit atteindre l'éternité. Nous pouvons atteindre cette éternité par la Émouna et toute la nature travaille dans ce sens. Ce n'est pas seulement les Mitsvot qui nous préparent au monde futur. Les Mitsvot ne sont que le moyen d'y accéder et par la nature même des Mitsvot, il nous ai possible d'atteindre le monde futur. Les Mitsvot préparent l'homme à un état spirituel d'éternité, à cette Émouna qui nous transporte dans une perception divine de la création. En nous fondant dans tout acte que nous accomplissons, nous pouvons devenir UN. C'est en fait l'ordre qui nous unie à la volonté divine. 
Dans le verset sur la création ''et Élokim a vu que cela était très bon'' il a vu que le monde était parfait. Rien ne manque à la création. C'est un axiome qui sous-entend la perfection parfaite et tout ce que nous percevons doit nous amener obligatoirement à ce bien parfait. Dans cet axiome qui est le Kéter, on ne pose pas de question sur la cause de la création. Le Kéter enferme tous les éléments 
tous les détails de l'homme et tout ce qui l'entoure. Et sur cela, nous ne pouvons dire que ''tout ce qu'il a fait est parfait''. Car pour comprendre tout cela, il faut atteindre la pensée suprême et tous ses détails, et cela est impossible. 
Le Ramh'al explique que l'homme après la résurrection des morts va pouvoir atteindre cette perception de la Radla, de la tête de Adam Kadom. Mais pour le moment, le début lui échappe. L'homme connaîtra le tout uniquement lorsqu'il ne sera plus attaché à la mort. Nous ne savons maintenant seulement que cela va vers un but ultime. Et lorsque l'on connaîtra ce but ultime, nous pourrons alors distinguer dans les niveaux des Séphirot cette même direction dans toutes leurs expressions. En résumé, tout ce qui concerne l'existence même des Séphirot et leur structure, cela ne peut être compris que selon un sens général qui est le bien ultime mais pas par le sens du détail car il n'y a pas de plus grande explication pour nous que le fait que toute la création n'est que le résultat de sa volonté. Et ce qu'il veut est la perfection. Et puisque l'homme est le résultat final de cette gradation, de tout cet enchaînement de faits , il va en être la synthèse. Nous voyons donc que les Séphirot avec leurs détails, leurs natures et leurs nombres sont inclues dans un axiome premier qu'est le Kéter. Chaque Séphira se dispose en 613 lumières lorsque la Séphira devient un Parstouf, un visage. Lorsque la Séphira illumine de tous ses 613 lumières, il devient alors un Parstouf. On retrouve ce parcellement dans les 613 Mitsvot et dans les 613 membres qui composent l'homme. Il y a donc un parallèle entre la construction des Séphirot et la constitution de l'homme. La nature des Séphirot est constituée des lois de ces émanations. Ainsi pour l'homme, on parlera des lois de la nature mais ce sont aussi les lois de l'âme humaine. Car l'âme elle-même respecte des lois comme le corps respecte les lois de la nature, les lois de la hysiques. Il y a des lois dans l'âme selon les parties de cette âmes qui sont de cinq ''Néfech-Rouah'-Néchama-H'aya-Yéh'ida''. Donc lorsque l'on parle de l'homme, on parle des lois de la physique et de la métaphysique aussi. Et ces lois sont parallèles aux Séphirot. Tous ces enchevêtrements ne peuvent être compris qu'à posteriori et non à priori. Tous ont une raison d'être par rapport à ce que veut la volonté divine de la nature de l'homme. Et tout cela n'est pas pour faire un homme dans la temporalité mais pour faire un homme dans l'éternité. Nous ne pouvons donner un sens à notre vie que par rapport à ce monde. Mais chaque partie même la plus insignifiante du corps est reliée au divin, étant une expression de sa volonté divine pour arriver à l'éternité. Il y a évidemment des raisons par rapport à la temporalité et c'est cela notre connaissance de la nature mais l'homme est construit dans une forme divine avec les mêmes lois divines qui dirigent le monde des Séphirot, les lois de l'ordre de l'éternité. Le sens à priori des choses de ce monde est inclus dans les Séphirot. C'est cela le fondement premier. Ce sont elles qui vont déterminer le sens vrai de la structure de tout ce qu'il y a dans ce monde. Car nous avons besoin de tous ces éléments pour faire apparaître cet aspect de l'éternité. Et ainsi par rapport aux Mitsvot et au service que D-ieu a donnés et même pour les nations dont leurs Mitsvot sont par rapport aux sept Séphirot inférieurs. D'ailleurs toutes les 613 Mitsvot sont liées aux sept Mitsvot des enfants de Noah' qui sont aussi liées aux dix paroles au moment du don de la Torah. Et ce n'est qu'après la faute du veau d'or que vont apparaître les 613 Mitsvot et toute la loi orale. Lorsque nous parlons des Séphirot, nous ne parlons que des lois et non de leur nature. On ne parle que de l'émanation de ces Séphirot, de ce qu'elles vont émettre, des lois de l'histoire, des lois de la nature car elles sont toutes au niveau de l'émanation divine, de flux divins. Et voici que le premier principe est que tous les autres principes sont soumis à lui et c'est ce que l'on appelle le premier axiome qui est la première lumière qui s'appelle le Kéter, la couronne car lui seul sait le pourquoi de toutes ces créations. Mais nous connaissons néanmoins à notre niveau le but ultime qui est le bien parfait.

Rav Mordékhaï Chriqui 

Retranscription Rav Michael Smadja

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dimanche 5 août 2018

Les Portes de la sagesses 15/138

Les 138 Portes de la Sagesse - Porte 15

Chapitre 3 - Porte 15 - Le Tsimtsoum

Porte 15 - cours audio du Rav Mordékhaï Chriqui Chlita


Tout ce qui est rattaché à l'existence de cette construction, à ce plan divin est le premier axiome de toutes les Séphirot, la base, le plan de toutes ces racines. À ce niveau du plan, on ne pose pas de question car à ce niveau, il n'y a pas de raison perceptible. Pourquoi y a-t-il arikh, abba, Ima...? pourquoi y a-t-il dix Séphirot? On ne connaît pas la véritable raison car cela dépend de la volonté suprême. Mais après le premier axiome, on peut poser des questions. Il ne peut y avoir de questionnement sur le Kéter lui-même mais ce qui vient après le Kéter, est accessible à la compréhension car on parle déjà de la dynamique de l’action, de son expression. La H'okhma, la Bina vont alors s'exprimer dans le monde et nous pourrons alors percevoir leur imbrication dans la direction. Et donc puisqu'ils ont une dynamique, une expression dans la création et dans l'histoire, nous pouvons alors poser des questions. Mais ce qui est au-delà de l'action qui est de l'ordre du potentiel, il ne peut être perçu et donc, nous ne pouvons poser de question à ce niveau. Au niveau du Kéter, il ne peut y avoir de question mais après le Kéter, il peut y avoir des questions. Il y a des divergences chez les Mékoubalim si nous pouvons poser des questions au niveau de la H'okhma? Car en générale, toute la discussion que nous avons sur les Séphirot, se situe dans les sept Séphirot inférieures. On ne parle pas beaucoup des trois premières Séphirot.

Le Kéter dont on parle dans cette porte est le Kéter du début, du Tsimtsoum, le Kéter supérieur et non du Kéter de la Atsilout qui lui déjà est susceptible de questionnement. On parle du premier plan divin avant que les Séphirot ne se révèlent. Cependant d'après le Ari Zal même au niveau de la H'okhma, on ne demande pas. Ici, nous parlons du Kéter et de la H'okhma universelle.

Nous allons voir dans cette porte, qu'est-ce qui est interdit d'expliquer et qu'est-ce qui est autorisé d'expliquer. Tout ce qui dépend de l'existence de la construction qui est le premier axiome, n'a pas de raison perceptible car il s'agit de la couronne supérieure, du Kéter suprême sur lequel le talmud dit: ''dans le redoutable, ne recherche pas'' car la lumière du Kéter est le mystère de la première loi. Le premier degré de tous les degrés qui définit comment vont être les principes. Et de quelle manière ils vont se révéler dans la Atsilout, dans la Briya, la Yétsira et la Assiya. On peut dire que le Kéter est l'ensemble de tout. Le Kéter est attaché au Eïn Sof, à l'infini. La différence est que le Eïn Sof est la toute puissance infinie alors qu'au niveau du Kéter suprême, c'est la première étape qui va sortir cet infini. Cependant même si c'est une première étape, un début de quelque chose, il reste encore attaché à cette volonté infinie. Quelque chose qui a un but est déjà perceptible car limitée. Quelque chose qui ne rentre pas dans le cadre de la pensée humaine, ne peut être compris. Donc en vérité, même le Kéter peut être défini comme ''infini'' car il est insaisissable mais non parce qu'il est infini car seul le Eïn Sof est infini. Mais la volonté qui va se révéler en tant que Kéter, est un plan qui est limité. Mais puisqu'il est attaché à l'infini, on ne peut le saisir. Et à ce titre, il est infini et le Zohar appelle ce Kéter le ''Kéter suprême du Eïn Sof''. Il est impossible de percevoir ce premier axiome qu'est le Kéter car il est attaché à la racine première. C'est parce qu'il trouve sa racine avec le tout puissant qu'il est insaisissable. Et puisqu'il nous est interdit de discuter du Eïn Sof, de sa perfection, donc, il nous est interdit de réfléchir sur le Kéter. Il est interdit de chercher un sens, une raison car la raison est enracinée dans l'infini. Cependant à partir de la Séphira de la H'okhma qui est la pensée qui va subdiviser, qui va distinguer les choses comme il se doit, il est permis d'en parler mais elle va distinguer selon le premier axiome. Au début ce n'est qu'une seule chose et c'est la H'okhma qui va distinguer. La définition ne va commencer qu'au moment où il y a une force qui est capable de rentrer dans le domaine de la distinction. Par exemple, une semence a la couleur blanche, en la faisant entrer dans la terre, elle va se décomposer pour donner naissance à des distinctions. Mais au début on ne peut percevoir ces distinctions. Autre exemple, une pensée qui n'est pas encore claire lorsqu'elle devient une phrase, alors elle distingue et elle permet de percevoir le fond de la pensée. Le verset dit ''tout, D-ieu, tu as fait avec la Sagesse, avec la H'okhma''. Donc tout notre début est au niveau de la H'okhma comme le Zohar explique le verset ''au commencement, Élokim créa les cieux et la terre'' au commencement c'est-à-dire par la sagesse. Le Ramh'al explique qu'il y a un commencement et aussi un commencement à ce commencement comme dans le mot ''Béréchit'' deux commencements. Le début révélé qui est la Séphira de la H'okhma et le début caché au niveau du Kéter où il n'y a pas la possibilité de connaître. Il faut qu'il y ait cette notion de H'okhma. Car ce qu'il y a dans H'okhma, il y a dans Kéter car celui-ci contient tout ce qu'il y a dans la direction. Mais puisque tout est contenu non pas par rapport à la direction mais par rapport à l'existence en potentiel, donc, il n'y a pas d'expression. Dans le Kéter se trouve le tout qui est imperceptible mais quand ce tout se trouve dans la H'okhma, c'est déjà le commencement de la gradation où le potentiel va sortir en acte. C'est ce que l'on appelle le mouvement. Mais tant que cela est enfermé dans le niveau de l'existence, on ne peut en parler. Dans le Kéter, rien ne se prépare, tout est contenu d'une manière primordiale, du niveau de la première existence qui est inconcevable. Et là-bas, il y a le sens réel de l'existence, le principe divin alors que dans H'okhma, il y a déjà le principe humain. Le Kéter est en vérité l'unité divine qui est le véritable principe divin. Le Kéter est le mystère de l'unité. Notre perception ne se fait qu'après la révélation générée par cette unité. C'est pour cela qu'il y a des gens qui ne veulent pas étudier la Kabala car ''de ce qui est redoutable, on ne discute pas'' puisque ce sont des raisons qui nous dépassent. Le Ari Zal dit que l'interdiction n'est qu'au niveau du Kéter et peut être aussi au niveau de la H'okhma. Mais connaître la direction où tout commence à se distinguer, au contraire, il y a une Mitsva d'étudier et d'approfondir. La Bina est le véritable commencement de la distinction d'après le Ari Zal et donc de la compréhension. La révélation des Séphirot d'après le Ramh'al n'est qu'après la Bina, le plan de Adam Kadmon ne se révèle qu'après Bina. Il y a donc trois niveaux avant la révélation de ''Adam Kadmon'' où il y a dix Séphirot qui se révèlent entièrement. A-K est une disposition des dix Séphirot qui est déjà une connaissance totale. Cependant, avant cela, il y a trois niveaux: Kéter, H'okhma et Bina. Le Tsimtsoum se trouve au niveau de Bina. Pour le Ramh'al, la Hokhma distingue déjà et donc on peut la comprendre. Et la Bina est encore une étape plus basse car elle va révéler la Hokhma. La véritable direction que l'on peut distinguer est dans les sept Séphirot inférieures. En fait Kéter, H'okhma et Bina n'étaient qu'une préparation à cela. Le Kéter étant le plan caché où le sens est divin.

La H'okhma prépare déjà et organise tout et la Bina révèle tout. Mais déjà dans la H'okhma, puisqu'elle organise tout en parties, on peut alors discuter. La Bina est la mère pour cela, c'est à ce niveau qu'il y a le Tsiltsoum, c'est le ventre. C'est par les Séphirot que va se révéler la volonté divine. Donc tout A-K et Atsilout ne sont que la révélation des sept Séphirot inférieures. Kéter, H'okhma et Bina seraient comme des phases dans la pensée divine avant la sortie. Car la sortie en tant que Séphirot ne se fait que dans A-K. Mais dans ''Kéter-H'okhma-Bina'' les Séphirot ne sont pas comme des principes sous forme d'actes mais comme des pensées, les Séphirot n'étant qu'un fil issu du Eïn Sof. Lorsque l'infini finit de se cacher alors il y a la révélation. Mais il y a trois étapes à franchir, ''Kéter-H'okhma-Bina''. Mais réellement les Séphirot sont considérées seulement comme sept. la H'okhma distingue le tout et la Bina distingue chaque Séphira à sa place. Un exemple: la H'okhma est comme un fœtus avec tous ses membres mais pas encore à leur place et Bina, chaque membre est placé à son endroit d'origine, le foie à sa place, le cœur à sa place.... la H'okhma étant une distinction mais dans un ordre général. La H'okhma qui est la pensée, voit le tout ou chacun est attaché à l'autre avec un but commun. La Bina a une fonction particulière de sortir en acte et donc elle va donner la particularité. La vraie compréhension n'est qu'à partir de la Bina. Le Kéter étant l'unité supérieure, l'origine de toute chose et la H'okhma une unité moindre mais une unité tout de même car les Séphirot vont toutes dans le même but. Les Séphirot au niveau du Kéter ne sont dans leur essence que pensées divines, l'essence du divin.

Rav Mordékhaï Chriqui 

Retranscription Rav Michael Smadja

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